23/05/2007
Augmentation alarmante des taux de CO2
Selon une étude publiée par les Proceedings of the National Academy of Sciences, (PNASProceedings of the National Academy of Sciences (DOI: 10.1073/pnas.0700609104) ), les émissions de CO2 ont augmenté dans le monde de manière alarmante entre 2000 et 2004, à un rythme trois fois supérieur à celui des années 1990
L'étude montre que les
émissions de CO2 ont augmenté plus vite que dans le pire scénario envisagé
par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).
L'accélération d'émissions de CO2 est particulièrement importante dans les pays en développement dont l'économie progresse fortement, en particulier la Chine, où l'augmentation des émissions de CO2 est surtout le reflet de l'augmentation du produit intérieur brut par habitant.
Comme le dit Theodore Monod:
"Le peu, le très peu que l’on peut faire, il faut le faire quand même."14:27 Publié dans 031. FAISONS LE POINT | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : effet de serre, environnement, réchauffement climatique, climat
23/05/2005
Caractéristiques du phénomène
L’atmosphère de la Terre retient en partie le rayonnement que lui apporte le soleil. Les gaz dits à effet de serre produits par les activités humaines intensifient ce phénomène depuis deux siècles. Le dioxyde de carbone, émis par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, contribue pour 70% à ce mécanisme.
Selon le troisième rapport d’évaluation du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), créé en 1988 par les Nations Unies et dont les résultats constituent depuis le moteur des négociations internationales :
• il est établi que la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone a augmenté de 31% depuis 1750.
La concentration actuelle n’a jamais été dépassée durant les 420 000 dernières années, et le taux d’accroissement enregistré au siècle dernier est sans précédent depuis au moins 20 000 ans
source: ministère de l'écologie et du developpement durable.
15:30 Publié dans 031. FAISONS LE POINT | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Les émissions de CO2
Pour se rendre compte de l'envergure du problème, il suffit de faire un peu de prospectives en partant des données suivantes :
* Émissions mondiales de gaz en 2002 : 24,1 milliard de tonnes.
* Progression des émissions entre 2001 et 2002 : 2%.
Si rien est fait, on obtient le tableau suivant [Un rapport du 26/10/04 de l'Agence Internationale de l'Énergie prévoit une augmentation des rejets de CO2 de 39% d'ici 2010] :
2002 : 24,1
2005 : 25,58
2010 : 28,4
2012 : 29,38
3032 : 43,65.
Cerise sur le gâteau, ces valeurs ne se remplacent pas, puisque les gaz à effet de serre mettent du temps à se résorber. Il faut donc bien réaliser que cette pollution s'accumule, et même si le total ne peut pas être pris à la lettre, car ces valeurs englobent différents gaz qui ont des durées de vie différentes, il est important de se rendre compte de son ordre de grandeur :
En 2032, nous risquons d'avoir ajouté 997,24 milliard de tonnes à la pollution existante en 2002 !
Bien évidemment, toute la question est de savoir quelle concentration de CO2 peut supporter notre planète avant que son climat ne s'emballe. Or, le rapport intitulé "relever le défi du climat", rendu public à Londres en janvier 2005 par un groupe de scientifiques de 9 pays, estime qu'un accroissement de plus de 2° C de la température moyenne mondiale (par rapport à l'ère pré-industrielle, soit 1750) rend l'arrêt du dérèglement climatique impossible.
"Pour eux, la Terre aura atteint ce point de non-retour lorsque son atmosphère contiendra 400 parties de CO2 par millions (ppm). Aujourd'hui, elle en contient déjà 379 ppm, un niveau augmentant de 2 ppm chaque année, souligne l'étude."
Comme cette croissance ne sera certainement pas linéaire, cela nous laisse moins de 10 ans avant le jour d'après.
Extrait de Apocalypse écologique, TM, sur www.vierurale.com
10:45 Publié dans 031. FAISONS LE POINT | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le dérèglement climatique est enclenché.
Extrait de www.VieRurale.com
Dans quel état est notre planète ? Se réchauffe-t-elle ? Qu'est-ce que les pluies acides, le trou de la couche d'ozone, l'effet de serre ?
Si vous vous interrogez sur le crédit à apporter à toutes les informations qui parviennent à vos oreilles,venez faire le point sur les conséquences avérées de notre mode de vie en vérifiant nos sources !
Dans quel état est notre planète ? Se réchauffe-t-elle ?
L'Homme, quelques soient ses qualités, n'appréhende le monde que pour le plier à son profit immédiat : "assurons le présent avant de penser au futur".
Mais il arrive toujours un moment où le futur devient présent. Et si, jusqu'à présent, les conséquences de nos actes irresponsables avaient, à l'échelle de la planète, des portées limitées, ces temps sont maintenant révolus. Notre "importance" est devenue telle que nos modes de vie remettent en cause les équilibres de notre biosphère. [Nous avons mis 12000 ans, depuis le néolithique, pour atteindre le milliard d'individus. Depuis les 200 dernières années, nous sommes passés de 1 milliard à 6 milliards, soit une augmentation de 600% !]
Le phénomène de l'effet de serre, est inquiétant, pour ne pas dire catastrophique. En effet, comme pour la couche d'ozone, ses causes et ses conséquence sont mondiales. Malheureusement, le combattre revient à remettre en cause les fondements même de nos sociétés modernes. Pourtant, ses répercussions se font déjà sentir et, quoi que nous fassions, nous devrons les subir et les combattre sur des dizaines d'années, comme nous le démontrent les extraits ci-dessous , obtenues sur le site gouvernemental dédié à l'effet de serre.
Texte de Dominique Dron, Présidente de la Mission interministérielle de l'effet de serre.
Plusieurs milliers de chercheurs du monde entier ont depuis 1988 confronté leurs résultats et fait converger leurs modèles dans le cadre du Groupement Intergouvernemental d'Etudes sur le Climat (GIEC). Les résumés pour décideurs de leurs trois rapports successifs ont été approuvés ligne à ligne par tous les Etats, y compris Etats-Unis et pays de l'OPEP. L'Académie des Sciences américaine en a confirmé en 2002 les résultats et l'administration fédérale a dû en prendre acte. La controverse sur la réalité du dérèglement climatique en cours que semblent encore porter quelques voix isolées, mais persistantes, semble donc close pour l'essentiel. Qu'en est-il donc aujourd'hui de notre compréhension du phénomène de l'effet de serre, et quelles en sont les conséquences pour les démarches territoriales ?
Selon les travaux du GIEC, la température moyenne du globe pourrait s'élever d'ici 2100 de 1,4°C (le mieux qui puisse se produire) à 5,8°C. La moitié de cet écart vient des incertitudes sur les fonctionnements biophysiques eux-mêmes, l'autre moitié dépend des politiques que nous mettrons en œuvre. 4 à 6°C de plus en moyenne sur le globe, soit 6 à 8°C de plus en moyenne sur les continents, ce serait l'équivalent du passage d'une période glaciaire à une interglaciaire en 100 ans au lieu de 10 à 20 000 ans, ce qui donne une idée de la violence du choc pour les écosystèmes, notamment végétaux, et pour les sociétés humaines.
Le soucis majeur de ce phénomène est qu'il est intimement lié à notre consommation d'énergie, qui est elle même directement dépendante de notre niveau de vie. Or, les pays développés ne jurent que par la croissance, et les pays émergeant (Chine, Inde, ...) ont des populations importantes qui n'aspirent qu'à un peu plus de confort.
09:10 Publié dans 031. FAISONS LE POINT | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
