24/05/2006

Rapport de la mission d'information : introduction

Notre premier constat est que l’accélération du changement climatique est brutale, profonde, définitive. L’effet de serre inaugure une période nouvelle sur toute la surface de la terre et pour tous les peuples.

L’immobilisme est interdit.


Les effets de cette menace sont prévisibles, calculés, dévastateurs. Les changements climatiques se déroulent sous nos yeux : des perturbations considérables, des catastrophes multipliées, dont les images devraient affoler les
plus incrédules.

En un siècle la hausse moyenne des températures a été de 0,6°C, mais de 1°C en France. Elle devrait s’établir entre 1,6 et 6°C au cours du XXI e siècle, et la France, du fait de son exposition particulière au risque climatique, connaître un réchauffement encore supérieur.

La variation moyenne des températures est fonction de nombreux facteurs et évidemment de ce qui sera ou non entrepris. Mais une chose est certaine, la machine climatique a une inertie très forte.

(...)

Ce rapport avait deux écueils à éviter : le simple constat d’une part, et le rejet de l’action d’autre part, au motif qu’il est déjà trop tard, ou que nous sommes trop seuls, ou encore que les technologies sauront bien résoudre le problème en leur temps.

(...)


Ce rapport est le premier qui pose aussi fortement, sur la base de constats scientifiques, la question de l’urgence. Sans nous diviser, et ensemble, nous partageons l’espoir que la question du réchauffement climatique sorte des
laboratoires et des colloques d’experts pour être au premier rang des débats politiques des prochaines grandes échéances électorales.

Rapport parlementaire au nom de la mission d'information sur l'effet de serre.

Ce rapport , enregistré à la présidence de l'assemblée nationnale le 12 avril 2006 est considéré comme un cri d'alarme.

Il a été fait au nom de la mission d'information sur l'effet de serre.


(Missions d'information:Les commissions permanentes, outre leur rôle dans l'examen des projets et propositions de loi, ont la charge, sur les questions relevant de leur compétence, d'assurer l'information des sénateurs et de les assister dans leur mission de contrôle du gouvernement. A cette fin, elles peuvent notamment,  constituer des missions d'information : une délégation de la commission est alors chargée d'étudier le problème concerné, soit en France, soit à l'étranger, et de publier un rapport.)

Le rapport de 224 est consutable à l'adresse suivante: rapport

La mission a auditionné près de 200 personnes, et TOUS LES DEPUTES, membres de la mission parlementaire, partagent la même convition: LE CHANGEMENT CLIMATIQUE CONSTITUE LA PLUS GRANDE MENACE DU XXI e SIECLE.

Je propose de ne reprendre ici que quelques extraits de l'avant propos du président M.Jean-Yves Le Déaut.

" Si l’on n’est pas capable, à l’avenir, de faire bouger les lignes et de modifier radicalement nos modes de production et de consommation, d’inventer une économie sobre en carbone, on ira droit dans le mur. Le changement climatique porte en germe la menace de catastrophes majeures."

"Trois facteurs spécifiques caractérisent ce réchauffement de la planète :

– il est extrêmement rapide à l’échelle des quatre milliards d’années de l’histoire de la vie sur terre. Jamais nous n’avons connu de tels écarts. 100 ans par rapport à l’histoire de vie sur Terre, c’est comparable à l’écart qui sépare l’atome de la fourmi ;
– les émissions du gaz à effet de serre, responsables du réchauffement ont un effet immédiat sur toute l’atmosphère qui entoure la Terre. Les émissions des Américains concernent tous les habitants de la planète ;
l’inertie de la Terre et de la masse des océans est importante. Les effets de notre insouciance d’aujourd’hui continueront à se faire sentir pendant des siècles. Les erreurs d’aujourd’hui se paieront demain et après-demain."

"M. Robert Kandel, directeur de recherche au CNRS indiquait au cours d’une audition que « le réchauffement prévisible de 5°C au cours du XXI e siècle est équivalent à celui qui a mis fin aux glaciations, il y a 15 000 ans, la
différence étant que ce qui avait pris plusieurs milliers d’années va prendre cette fois moins d’un siècle et c’est bien là le problème. ». Il rajoutait que « un degré, c’est vivable, quoique parfois pénible. Avec 3°C les choses deviennent vraiment difficiles, avec des changements vraiment importants dans de nombreux aspects de la biosphère. Au-delà, on va vers des changements plus radicaux et on est alors entre le très difficile et le catastrophique. »

Le glaciologue Jean JOUZEL poursuit : « N’oublions pas que 3°C, c’est une variation représentant la moitié du
changement global que la terre a connu à l’âge glacière, époque où la calotte polaire descendait jusqu’au Nord de la France, et après laquelle il a tout de même fallu cinq mille ans pour que la température remonte de 4 ou 5 degrés… »

C’est, sans alarmisme excessif, le devenir même de l’humanité qui est mis en cause."

Avant propos du président (suite2)

Notre pays ne respectera d’ailleurs pas ses engagements de Kyoto sans effort.

Les derniers chiffres disponibles indiquent que les émissions de gaz à effet de serre en France se situent pour l’année 2004 à 0,8% au-dessous de celles de 1990, mais ils montrent aussi :

- de fortes progressions des transports et du secteur résidentiel-tertiaire, qui ont respectivement augmenté leurs émissions de 22,7% et de 22,3% par rapport à 1990.

Le paradoxe c’est que c’est grâce aux efforts dans l’industrie que nous respectons nos engagements. Par ailleurs le faible niveau de notre croissance économique constitue un facteur de modération de ces émissions.

Le progrès technique ne peut pas tout, il faut dire franchement dès aujourd’hui que nous devons modifier nos modes de vie. La lutte contre le changement climatique peut aussi constituer une opportunité économique. C’est vrai bien sur dans les domaines industriels liés aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie. C’est vrai aussi pour l’agriculture, à la fois du point de vue du développement des biocarburants, et pour l’intégration, dans les marchés de
crédits carbone, de projets agricoles de réduction des émissions, comme ceux liés à la production de biogaz.

23/03/2006

Le compteur citoyen.......

J'en ai déjà parlé et le remets en page d'accueil régulièrement.

Ce sont ces deux chiffres qui comptabilisent d'une part les jours, d'autre part le nombre des personnes qui se sentent concernées par la problème de l'effet de serre et qui s'engagent à se tenir informées.

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Afin que ces chiffres ne soient pas "faussés", (il est trop facile de s'inscrire et d'oublier) les personnes qui ne renouvellent pas leur "engagement" au bout des trois mois se voient supprimées de la liste.

Cela est sévère, mais semble le seul moyen de comptabiliser "honnêtement" les convertis.
Le compteur citoyen apparait simultanément sur ce blog et sur le site créateur www.vierurale.com.

Il vous est possible de relayer cette action en incluant chez vous ce compteur. Il suffit de cliquer sur ce lien et de copier le petit programme. ( dans les blogs, aller à présentation, contenu des colonnes, ajouter.)

Merci à tous ceux qui participent à cette démarche et qui se sont inscrits.

26/07/2005

1. S'informer.

Le minimum citoyen : s'engager à se tenir informé !

Il y a bien des façons de réagir aux problèmes de société. On peut les ignorer, estimer que c'est à l'état de s'en préoccuper, aider financièrement ou encore participer activement.

Même si nous ferons notre possible pour proposer à tous des actions simples pour agir contre l'effet de serre, notre premier challenge sera d'informer le plus grand nombre.

Pour se faire, nous avons mis en place 2 compteurs :

le premier nombre compte le nombre des jours qui passent, pour nous rappeler en permanence que notre premier combat est le temps.
[notre date de référence est le 01/01/2004]

le second totalise le nombre d'Internautes qui se sont engagés à se tenir informés régulièrement sur l'évolution de l'effet de serre.


Voir le formulaire d'inscription

Comment agir, s'informer.

Toute personne souhaitant se déclarer "concernée" doit s'inscrire dans la liste prévue à cette effet, puis revenir périodique pour maintenir son inscription active. Toute personne n'ayant pas pris la peine de revenir s'informer sous 3 mois sera donc décomptée.


A ce jour, 21 juillet 2005 :567 jours se sont écoulés, 20 inscrits !!

(TM - LM - fabjo - Ane vert - Nono - med.sakr - alamix - Enviedagir - tatai - petitnuage - chaôcha - thegroove81 - jEaN-fLiP - Misty - Albator - wynoz - Benjaminbeny - Maiwenn - nicky - cdnrbt -)

La méthode peut sembler sévère, et c'est pourquoi nous fournissons quand même une liste de distribution pour les plus têtes en l'air d'entre nous, mais cela nous semble le seul moyen de comptabiliser "honnêtement" les convertis.