06/01/2006

L'effet de serre en Bourgogne.

Parmi les publications de l'OREB (Observatoire Régional de lEnvironnement de Bourgogne) , voici quelques numéros très intéressants concernant l'effet de serre:

Les émissions de gaz à effet de serre en Bourgogne : un bilan pour agir repère N° 36

  Synthèse : Le programme national de lutte contre le changement climatique

Effet de serre

La Bourgogne face aux changements climatiques

 

07/12/2005

Les produits manufacturés

Dès que l'on n'achète pas un produit manufacturé, on économise l'énergie nécessaire pour fabriquer le produit en question.

On peut commencer par ne pas acheter de choses dont on se servira une fois par an ou dont on n'a pas vraiment besoin, mais pour "aller plus loin" l'idéal est aussi de réduire sa consommation d'objets manufacturés : voitures, ordinateurs, jouets, électronique, vêtements, etc...

Cela signifie, hélas pour les industriels, que dans le contexte actuel moins on fait tourner l'économie manufacturière et plus on est vertueux sur le plan des émissions de gaz à effet de serre : la croissance économique "fait de l'effet de serre".

Cela signifie aussi que, en tant que consommateurs, nous avons une responsabilité dont nous ne pouvons nous exonérer : nous ne pouvons à la fois demander aux politiques la réduction collective des émissions et souhaiter pour nous-mêmes la croissance de nos consommations individuelles.

JM Janvovici, www.manicore.com

20/06/2005

Le trafic aérien.

selon http://www.notre-planete.info/actualites/actu_611.php

La croissance économique mondiale et l’explosion des compagnies aériennes à bas prix ont provoqué un boum dans le secteur du transport aérien. Le trafic passager a augmenté de près de 9 % par an au cours des 45 dernières années, soit 2,4 fois le taux moyen de croissance du produit intérieur brut. Au cours de la seule année 2004, il a progressé de 14 %.
Selon des prévisions, la flotte aérienne mondiale aura doublé d’ici 2020. Mais la médaille a son revers, à savoir l’aggravation de l’impact du trafic aérien sur notre climat. Si les émissions totales de gaz à effet de serre ont diminué de 3 % entre 1990 et 2002 en Europe, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) générées par le trafic aérien international ont augmenté de près de 70 %.


le Protocole de Kyoto sur les changements climatiques ne permet pas de s’attaquer aux émissions de gaz à effet de serre provenant du trafic aérien international.

Même le secteur de l’aviation est de plus en plus conscient de la nécessité d’agir. Les aéroports européens ont demandé que les émissions de CO2 soient intégrées dans le système d’échange de droits d’émission à partir de 2008, une proposition soutenue par de nombreuses compagnies aériennes qui n’ont toutefois pas adopté de position commune à cet égard.

27/05/2005

Agriculture.

la production d'une tonne de blé engendre environ 110 kg équivalent carbone, provenant pour 25% du N2O issu des engrais et pour 75% du CO2 issu de la production des engrais et des pesticides et du carburant du tracteur.

Source, manicore.

Se déplacer

Toujours grace aux données de JM Jancovici, je vous donne qulques chiffres sur ce que produit le fait de se déplacer.

Pour un déplacement de 15.000 km (en France, une automobile parcourt en moyenne 14.000 km par an), on émettra, selon le mode de transport utilisé :

En voiture essence de petite cylindrée, à la campagne, donc sans embouteillages, sur une base de 5 litres aux 100 :(je pense que ces valeurs sont très sous estimée) environ 0,8 tonne équivalent carbone, en tenant compte de la fabrication de la voiture et des émissions du raffinage de l'essence.
Par contre la combustion d'hydrocarbures produit aussi des précurseurs de l'ozone (2.000 fois plus "réchauffant" que le CO2) et des oxydes d'azote non pris en compte dans mes calculs.


En voiture de grosse cylindrée, en zone urbaine (avec une partie du trajet comportant des embouteillages), sur une base de 14 litres aux 100 : environ 2 tonnes équivalent carbone (en outre les grosses voitures parcourent un kilométrage annuel supérieur aux petites : elles font plus près de 20.000 km par an que de 15.000).


En RER (banlieusard allant travailler à 30 km de son domicile) ou en train (10 allers-retours Paris Marseille) : seulement 35 kg équivalent carbone par personne, sans tenir compte de la fabrication du train (c'est 5 à 10 fois plus à l'étranger sauf en Suisse et en Suède), soit 20 à 30 fois moins qu'une personne seule en petite voiture.


En avion court courrier (10 aller-retours Paris Marseille) : environ 1,2 tonne équivalent carbone par personne (en tenant compte de tous les gaz) en seconde classe, soit 40 fois plus qu'en train, et même 2,7 tonnes équivalent carbone en classe affaires ! (car en classes affaires on occupe plus d'espace au sol).

En avion long courrier (un aller-retour Europe-USA) : environ 0,9 tonne de carbone par personne (en tenant compte de tous les gaz) en seconde, mais 3,15 tonnes en Première (et en Concorde c'était probablement encore plus !), soit 25 à 80 fois plus qu'en bateau (avec lequel on émettrait 40 kg équivalent carbone environ).
On constate immédiatement que, en avion, chaque passager émet l'équivalent de ce qu'il aurait fait seul en petite voiture sur la même distance. Un 747 sur Paris-New-York c'est donc l'équivalent de 450 à 500 Twingo qui parcourent 12.000 km.

09/03/2005

Le transport de marchandises.


Le transport d'

une tonne de fruits venant d'Espagne (1.000 km) en semi-remorque engendre environ 25 kg équivalent carbone (ce chiffre tient compte du taux moyen de trajets à vide effectués par les poids lourds, ainsi que du taux moyen de remplissage du camion) ;

une tonne de pommes venant du maraîcher du coin en utilitaire léger (25 km) engendre environ 3 kg équivalent carbone,

une tonne de mangues venant d'Afrique du Sud par avion (et parcourant 10.000 km en chiffres ronds) engendre 3,2 tonnes équivalent carbone,

une tonne d'oranges venant de Tunisie par avion engendre environ 1,2 tonnes équivalent carbone,

une tonne de courrier Paris-Nice par train de nuit (que la Poste a abandonné il n'y a pas longtemps) engendrait 2 kg équivalent carbone, en camion elle en fera environ 20 kg, et en avion (chronopost ou équivalent) 550 kg (250 fois plus qu'en train !).

Encore une fois, tout ce qui transite par l'avion engendre des émissions considérablement plus importantes que par tout autre moyen de transport, mais cela ne rend pas le camion (et même le train dans certains pays d'Europe) "climatiquement vertueux" pour autant !


Source Manicore

28/02/2005

L'agriculture.

Voici pour commencer quelques chiffres que j'ai relevé sur le site de Jean Marc Jancovici:

En agriculture , la production d'une tonne de blé engendre environ 110 kg équivalent carbone, provenant pour 25% du N2O issu des engrais et pour 75% du CO2 issu de la production des engrais et des pesticides et du carburant du tracteur,

produire une tonne de carcasse de boeuf (c'est dire la "viande avec os") engendre environ 4 tonnes équivalent carbone (plus de 10 pour le veau), provenant pour partie du méthane engendré par la digestion, et pour partie des émissions liées à la culture des céréales et fourrages pour le nourrir, sachant qu'en France l'essentiel de la culture céréalière sert à nourrir des animaux,

pour une tonne de viande de volaille, 0,5 à 1,5 tonne équivalent carbone selon la volaille et sa qualité.