09/12/2005
Déclaration de Nelly Olin
Climat : il n'est pas trop tard !
Le figaro , 08 décembre 2005
Cette conférence doit entériner la mise en oeuvre réelle du protocole de Kyoto. Elle doit s'assurer des engagements pris par les pays industrialisés et instaurer un dispositif de vérification des actions des différents pays.
La première question est l'évolution du régime climat au-delà de 2012. Le message des scientifiques est sans appel. Les changements climatiques dus aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre sont une menace pour nos sociétés. Si nous souhaitons limiter le réchauffement moyen de la terre à 2° C, nous devons réduire de moitié les émissions mondiales d'ici à 2050, soit par 4 à 5 celles des pays industrialisés. Ce défi est réalisable, il exige cependant une prise de conscience très forte et une réelle mobilisation. Il faudra également régler le régime multilatéral pour la période au-delà de 2012. C'est une nécessité impérative. Les pays industrialisés ont pris des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effets de serre. Mais il faudra aborder la mise en place d'engagements au-delà de cette date !
Ensuite, comment la France envisage-t-elle le régime climat après 2012 ? Nous devons poursuivre et renforcer le protocole de Kyoto. Il faut maintenir l'instauration d'un prix du carbone. Nos entreprises travaillent avec cette contrainte. Mais un marché du carbone ne pourra fonctionner sans une réelle contrainte sur les émissions. Il faut décider quel type d'action nous souhaitons pour les cadrer.
Il y a également les autres participants. Comment avancer avec eux ? Il faut dire la réalité : dans le protocole de Kyoto, les pays soumis à des plafonnements ne représentent qu'un peu plus de 30% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C'est insuffisant si l'on veut agir efficacement. Il est donc essentiel d'explorer de nouvelles options et élargir le champ des acteurs.
Et puis les pays en développement : nous avons absolument besoin de leur engagement. Ils estiment qu'ils ne doivent pas intervenir au même titre que les pays développés. Nous comprenons leurs arguments. Ils ont un droit légitime à atteindre le mode de vie dont nous profitons depuis des décennies. Nous ne pouvons pas leur faire payer le prix de notre développement passé. Mais des solutions pour prendre en compte cet aspect particulier sont possibles, il faut en discuter et s'engager.
Nous avons aussi besoin de l'engagement des États-Unis, premier émetteur mondial d'effet de serre. Or, le refus du protocole de Kyoto par le président Bush nous place dans une situation délicate depuis quelques années. Les États-Unis ont décidé de mettre avant toute chose la recherche sur les nouvelles technologies. Mais il faut aussi des incitations économiques. Heureusement les États fédérés du nord-est des États-Unis préparent un système d'échange de quotas de CO2. La Californie agit sur les voitures et s'est fixé des engagements de réduction d'émissions à court, moyen et long terme.
Enfin, Montréal devra ouvrir un dernier volet : quelles sont les conséquences du changement climatique ? Elles sont déjà observables et dramatiques pour la planète. Elles imposent une réaction forte. On évoque trop souvent la question des coûts des politiques de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais le coût de l'inaction est incomparablement plus cher ! Nous avons eu récemment un avant goût cinglant des désastres qui nous attendent ! Il faut agir, plus fort et en meilleure concertation. La France sera l'un des premiers pays à présenter avant la fin de l'année une nouvelle stratégie d'adaptation. Le protocole de Kyoto doit impérativement être mis en place, suivi et respecté. Les accords de Marrakech doivent donc être approuvés sans réserve. Enfin, je souhaite un système d'engagements au-delà de ceux fixés à l'horizon 2012. Voyons loin, agissons vite ! Si nous n'agissons pas dès maintenant, nous serons à la fois responsables et coupables. Nos politiques de développement durable doivent donc permettre d'adapter nos économies à l'immense rupture qui doit se faire. Si nous «remontons nos manches», si nous y croyons collectivement, alors la préservation de cet inestimable héritage qu'est la planète sera possible.
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07/12/2005
Les mécanisme de Kyoto
Les engagements souscrits par les pays développés sont ambitieux. Pour faciliter leur réalisation, le protocole de Kyoto prévoit, pour ces pays, la possibilité de recourir à des mécanismes dits " de flexibilité " en complément des politiques et mesures qu'ils devront mettre en œuvre au plan national.
Ces mécanismes sont au nombre de trois :
- les " permis d'émission ", cette disposition permet de vendre ou d'acheter des droits à émettre entre pays industrialisés ;
- la " mise en œuvre conjointe " (MOC) qui permet, entre pays développés de procéder à des investissements visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre en dehors de leur territoire national et de bénéficier des crédits d'émission générés par les réductions ainsi obtenues ;
- le " mécanisme de développement propre " (MDP), proche du dispositif précédent, à la différence que les investissements sont effectués par un pays développé, dans un pays en développement.
Au niveau international, la Conférence des parties au Protocole de Marrakech de décembre 2001 a permis de fixer les critères d'éligibilité des projets au titre des mécanismes de mise en œuvre conjointe ou de développement propre :
- le projet doit être «additionnel», c'est à dire générer une baisse effective des émissions pour l'activité concernée par rapport à ce qui se serait produit en l'absence du projet en question ;
- le pays hôte, qui doit au préalable ratifier le Protocole de Kyoto, doit ensuite approuver formellement le projet si celui-ci s'inscrit dans sa stratégie de développement durable.
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29/07/2005
Kyoto, non , accord parallèle, oui.
Les Etats-Unis, l'Australie, la Chine, l'Inde et la Corée du Sud négocient secrètement un accord international alternatif.
Ces informations ont été révélées mercredi par le journal australien The Australian et confirmées par le ministre australien de l'environnement Ian Campbell.
Cette alliance, baptisée ‘’Asia-Pacific Partnership for Clean development and Climate’’, a pour objectif d’utiliser les technologies les plus récentes pour réduire les rejets de gaz carbonique
"Ce « partenariat pacifico-asiatique pour le climat et un développement propre » regrouperait des pays totalisant plus de 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Conformément au souhait américain de prendre en compte la protection de l'environnement sans pénaliser la croissance économiques des deux zones, les cinq pays souhaiteraient développer des technologies dernier-cri pour réduire des émissions, et les transférer aux pays et aux industries les plus polluantes."(source l'expension)
Mais pour le nouvelobs, " l’accord négocié secrètement semble plus économique qu’écologique.
L’Australie a rejoint le projet à cause «de ses intérêts vitaux dans les exportations de gaz et de charbon en Chine et en Corée du Sud, ainsi que pour les négociations avec la Chine sur les ventes d’uranium pour l’énergie nucléaire» précise l’article.
Le parti Vert australien condamne par avance cette initiative. «Le pacte secret inclut quatre des plus gros producteurs mondiaux de charbon, la Chine, les Etats-Unis, l’Inde et l’Australie» selon le communiqué des Greens australiens. «Il s’agit seulement de détourner l’argent du contribuable destiné aux énergies renouvelables pour tenter de rendre l’utilisation du charbon moins polluante» estime le parti vert."
Mieux que rien???
10:10 Publié dans 06.Kyoto | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18/05/2005
Le sommet de Bonn.
Le sommet de Bonn, en Allemagne regroupe 150 pays et a pour but d'entamer la réflexion sur la négociation d'un nouvel accord international sur la pollution atmosphérique. Le protocole de Kyoto vient à échéance en 2012.
Les États-Unis continuent à s’opposer à tout projet d'accord international multilatéral visant le contrôle des émissions de gaz à effet de serre.
A l’heure actuelle, les Etats Unis sont émetteurs à eux seuls du quart GES mondiaux.
Face à l'opposition de l'administration Bush, qui a refusé de signer le protocole de Kyoto, un regroupement de 136 maires américains ont promis, eux, d'appliquer dans leur ville les standards prévus par le texte international afin de réduire les émissions de dioxyde de carbone du pays.
sourcehttp://radio-canada.ca/nouvelles/International/nouvelles/200505/17/005-kyoto-bonn-climat.shtml
08:21 Publié dans 06.Kyoto | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un peu d'histoire.
Le concept du développement durable remonte loin, mais c'est lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement, tenue à Stockholm en 1972, que la communauté internationale s'est réunie pour la première fois afin d'examiner l'environnement mondial et les impératifs du développement.
Le 20e anniversaire de la Conférence de Stockholm a coïncidé avec le Sommet de Rio de Janeiro en1992. La Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, le Sommet de la Terre, s'est entendue sur Action 21 et la Déclaration de Rio.
Le Sommet a mis les enjeux de l'environnement et du développement sous le feu des projecteurs. Avec la Déclaration de Rio et Action 21, il a donné lieu à un accord sur deux conventions juridiquement contraignantes : la Convention sur la diversité biologique et la Convention-cadre sur les changements climatiques (CCCC).
Source:La voie verte, environnement canada.
08:20 Publié dans 06.Kyoto | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les quotas.
Selon ce protocole:
1) Tous les Etats disposent d'un crédit "global" de pollution qui dépend de nombreux facteurs. Les modalités de calcul de ces divers facteurs sont toujours en discussion car chaque pays présente ces propres interprétations.
2) Les droits de pollution sont mis à la disposition des groupes industriels qui peuvent les vendre, ou en acheter. C'est ainsi que les entreprises polluantes comme les industries pétrolière, sidérurgique, chimique, etc... peuvent continuer a rejeter des émissions dans la nature à concurrence des crédits dont elles disposent; elles peuvent augmenter leurs émissions en achetant des droits aux entreprises moins polluantes.
3) Les pays pollueurs peuvent acheter des crédits d'émission à des pays moins pollueurs.
Par exemple le Japon peut acheter des droits au Vanouatou.
4) Un groupe pollueur peut "gagner des crédits" en investissant dans un pays en développement pour un projet non polluant.
Par exemple, une compagnie pétrolière qui investit dans un projet d'éoliennes au Sahara, reçoit aux termes du MDP, des crédits certifiés de réduction qui lui permettent de maintenir ou d'accroire ses propres émissions.
5) Les droits de pollution sont assimilés à des productions économiques, comme les valeurs boursières.
La bourse de Chicago a été la première à les lancer sur le marché.
En 1999, le montant global de ce marché s'élevait à 50 milliards de dollars.
07:40 Publié dans 06.Kyoto | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08/05/2005
Qu'est-ce que le "marché du carbone" ?
Le Protocole de Kyoto impose une limite sur le total des émissions de CO2 de chaque pays industrialisés. Individuellement, ces pays ont des objectifs obligatoires d’émissions qu’ils doivent respecter.
Au moment de la définition du protocole de Kyoto, les responsables ont imaginé que certains pays feraient mieux que les objectifs prévus et que d'autres auraient du mal à remplir. Il a donc été prévu, dans le protocole, un "marché du carbone" qui permet donc aux pays ayant épargné des unités d’émissions - des émissions permises mais non “utilisées” - de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d’émissions.
L'Union européenne a lancé officiellement le 1er janvier 2005 le premier marché international des droits d'émission, une bourse destinée à permettre aux entreprises des 25 Etats-membres de vendre et acheter des droits d'émettre du CO2 et cinq autres gaz à effet de serre.
08:55 Publié dans 06.Kyoto | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05/05/2005
Qu'est-ce que le protocole de Kyoto ?
Qu'est-ce que le protocole de Kyoto ?
Ce protocole, signé en 1997, à Kyoto fixe des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il impose depuis le 16 février 2005, date de sa mise en œuvre, à une trentaine de pays industrialisés d'atteindre les objectifs quantitatifs de réduction ou de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Ainsi, au titre du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés auront à ramener en deçà des niveaux de 1990 leurs émissions combinées des six principaux gaz à effet de serre, exprimées en équivalent CO2 d’après leur PRG, durant la période 2008-2012. L’Union européenne, par exemple, aura à baisser ses émissions combinées de 8% tandis que le Japon devrait réduire ses émissions de 6%.
A l'heure actuelle, seuls quatre pays industrialisés n’ont pas encore ratifié le Protocole de Kyoto : à savoir l’Australie, les États-Unis, le Liechtenstein et Monaco. L’Australie et les États-Unis ont indiqué qu’ils n’avaient pas l’intention de le faire; à eux deux, ils comptent pour plus d’un tiers des gaz à effet de serre du monde industrialisé.
source CEA
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02/03/2005
Les gaz à effet de serre désignés par le protocole
Les gaz à effet de serre désignés par le protocole
* Le dioxyde de carbone (CO2);
* L'hexafluorure de soufre (SF6).
* Les hydrofluorocarbones (HFCs);
* Les hydrocarbures perfluorés (PFCs);
* Le méthane (CH4);
* L'oxyde nitreux (N2O);
15:10 Publié dans 06.Kyoto | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les pays ayant ratifié le protocole.
Les pays ayant ratifié le protocole
Afrique du Sud, Allemagne, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahamas, Bangladesh, Barbade, Belgique, Belize, Bénin, Bhoutan, Birmanie, Bolivie, Botswana, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Îles Cook, Communauté européenne, Corée du Sud, Costa Rica, Cuba, Danemark, Djibouti, République dominicaine, Équateur, Espagne, Estonie, Fidji, Finlande, France, Gambie, Géorgie, Ghana, Grèce, Grenade, Guatemala, Guinée, Guinée équatoriale, Guyana, Honduras, Hongrie, Inde, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kiribati, Kirghizstan, Laos, Lésotho, Lettonie, Liberia, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Maldives, Mali, Malte, Maroc, Marshall, Maurice, Mexique, Micronésie, Moldavie, Mongolie, Namibie, Nauru, Nicaragua, Niue, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Ouzbékistan, Palau, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie (le 18 novembre 2004), Sainte-Lucie, Salvador, Salomon, Samoa, Seychelles, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suède, Suisse, Tanzanie, Thaïlande, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Turkménistan, Tuvalu, Ukraine, Uruguay, Vanuatu, Viêt Nam
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