21/05/2005

La consommation

Comme nous l'avons vu dans la partie objectif facile (agir simplement), notre consommation n'a pas de rapport immédiat avec le dégagement de gaz à effet de serre. À part le CO2 dégagé par notre véhicule, quand nous allons faire nos courses, ou celui résultant de la cuisson de nos aliments, il n'est pas facile de se rendre compte de l'importance de ce chapitre. Pourtant, il est primordial.

En fait, si l'implication ne paraît pas immédiate, c'est que les émissions sont réalisées en amont, lors de la fabrication (par l'industrie ou l'agriculture) et du transport. Quoi qu'il en soit, si on revient à notre graphique de base, cela regroupe quand même 42% des rejets totaux, et que ceux-ci soient réalisés par le consommateur, ou pour le consommateur, ne change pas grand chose.

L'important, c'est que vous vous rendiez compte que le simple fait de remplacer votre traditionnel café du matin par un bon bol de chicorée fait de vous un activiste, car vous privilégiez un produit local (nord de la France) plutôt qu'un produit qui vient du bout du monde. Et si cet exemple peut vous semblez anecdotique, malgré les tonnes de café que nous consommons, intéressez-vous un peu à la provenance de tous ces petits objets bon marché que nous achetons sans y faire attention, et vous verrez qu'ils proviennent, 9 fois sur 10, de Chine !

Bien évidemment, le transport ne fait pas tout, mais il est l'un des éléments les plus faciles, avec l'emballage, à appréhender. Ceci dit, la réflexion que nous devons avoir sur notre vision de la consommation va plus loin que ces quelques constats. Si nous souhaitons respecter notre quota de 250 kg, il nous faut carrément remettre en question notre mode de vie !

Or, ce débat dépasse de loin les limites de ce dossier. C'est pourquoi, nous avons entrepris la réalisation d'un dossier dédié à cette notion de consommation, que nous avons dénommé la Décroissance volontaire, et que nous mettons en place dans la section Au foyer, rubrique Cercle familial.

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