30/04/2007
Les experts du GIEC se réunissent à Bangkok
"Deux groupes de travail ont déjà rendu leurs conclusions, respectivement le 2 février à Paris, sur le caractère "sans équivoque" du changement climatique, et le 6 avril à Bruxelles, sur les conséquences préoccupantes de ce phénomène provoqué par l'activité humaine qui oblige à repenser le développement et les modes de vie au XXIe siècle"s, expliquent des scientifiques.
Les experts proposent :
- d'établir un "prix du carbone" (référence au CO2 ou dioxyde de carbone et aux autres gaz à effet de serre), affirmant que plus ce prix sera élevé, plus les utilisateurs d'énergies fossiles auront intérêt à se tourner vers des technologies et modes de consommation plus sobres.
- Piéger et stocker sous terre du dioxyde de carbone
- développer des énergies éolienne et solaire, de la géothermie, des transports publics et modes de transport non motorisés.
- augmenter les taxes sur l'achat de voitures et des carburants.
- Des incitations financières permettant de modifier les pratiques agricoles et de préserver les forêts.
source France24
07:39 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, effet de serre, CO2, GIEC
23/03/2006
Concentrations de GES.
D'après l'Organisation météorologique mondiale, les concentrations mondiales de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et de protoxyde d'azote (N2O) dans l'atmosphère terrestre ont atteint des niveaux records en 2004.
Les niveaux de dioxyde de carbone, de loin le gaz à effet de serre le plus abondant que contienne l'atmosphère, continuent de s'accroître régulièrement et ne semblent pas vouloir se stabiliser, a souligné le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud.
En 2004, les valeurs de ce gaz à effet de serre ont augmenté de 1,8 ppm, soit de 0,47 % par rapport à l'année précédente. La durée de vie dans l'atmosphère est de l'ordre d'un siècle.
( le taux de CO2 s'éleve à 377,1 parties par million (ppm), une valeur dépassant de 35 %, celles de l'époque pré-industrielle, la hausse étant imputable en grande partie aux émissions qui résultent de la combustion des combustibles fossiles.)
L'OMM a constaté qu'avec une teneur moyenne mondiale en CH4 de 1783 ppb (parties par billion) dans l'atmosphère en 2004, le méthane s'était en revanche stabilisé.
Les activités humaines telles que l'exploitation des combustibles fossiles, la riziculture, la combustion de la biomasse, les mises en décharge et l'élevage de ruminants sont à l'origine d'environ des émissions de 60 % du CH4 atmosphérique. Sa durée de vie dans l'atmosphère est d'environ neuf ans.
En ce qui concerne le protoxyde d'azote (N2O), comptant également parmi les puissants gaz à effet de serre, sa concentration augmente régulièrement depuis 1988.
En 2004, le rapport de mélange du N2O était de 318,6 ppb en moyenne mondiale alors qu'il était de 270 ppb avant l'ère industrielle, la progression pour cette année étant de 0,8 ppb. Les activités humaines contribuent à hauteur d'un tiers des émissions totales.
Le protoxyde d'azote est éliminé de l'atmosphère par les processus photochimiques intervenant dans la stratosphère.
Source: actu-environnement. http://www.actu-environnement.com/ae/news/1612.php4
10:35 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07/02/2006
INSOUTENABLE.
Ce rapport, intitulé "Éviter un changement climatique dangereux", rassemble les travaux de scientifiques réunis en février 2005 à l'occasion de la conférence "Eviter un changement climatique dangereux", organisée à Exeter par l'office météorologique britannique.
Le premier ministre britannique en signe la préface et déclare :"Il est à présent évident que l'émission de gaz à effet de serre, associés à l'industrialisation et la croissance économique d'une population mondiale qui a été multipliée par six en 200 ans, provoque un réchauffement climatique à un rythme qui est insoutenable (...) Les risques de changement climatique pourraient bien être plus grands que ce que nous pensions".
Le rapport annonce que si la hausse de la température est de 3°C, (ce qui est loin d'être exclus), la moitié des projections maximales pour ce siècle, alors 400 millions de personnes seront confrontées à la faim, des espèces animales disparaîtront et des maladies comme la dengue prendront des proportions pandémiques.
Je ne reprendrais pas tous les points maintes fois repris, mais juste la conclusion :
Ainsi, l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère pourrait avoir des conséquences plus graves que prévu sur l'environnement et la géographie de la planète.
09:15 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/02/2006
«tipping point» : le point de non retour.
Ce seuil, encore indéterminé, fixerait aussi la concentration de gaz à effet de serre à ne pas dépasser.
De 275 parties par million (ppm) vers 1850, cette valeur qui la décrit est aujourd'hui de 380. Au rythme actuel, elle pourrait monter à 550 ppm d'ici à 2050. «Or les experts estiment que ce point de non-retour pourrait être atteint pour une concentration tombant entre 500 et 1000 ppm, en fonction des mécanismes géoclimatiques entrant en jeu, et de la rapidité des changements», explique Martin Beniston, président du Département de géosciences à l'Université de Fribourg.
De son côté, l'Union européenne a fixé sa pire limite à 2°C d'augmentation.
Mais «pour la respecter avec une probabilité de 60%, la concentration de CO2 devrait être stabilisée à 450 ppm, voire moins», conclut l'expert néerlandais Michel den Elzen dans le rapport.
Or une telle valeur requiert que les émissions globales atteignent leur maximum vers 2015, puis baissent de 30 à 40% d'ici à 2050. «Cet objectif semble intenable», résume pourtant Sir David King, le conseiller scientifique du gouvernement anglais, interrogé par la BBC. «C'est un chiffre de travail et de négociation irréaliste», confirme Martin Beniston.
Malgré la volumineuse compilation de données scientifiques, les Etats-Unis continuent à mettre en doute la survenue d'un tel «tipping point». «Il n'y a aucun consensus sur ce qui constituerait un changement climatique dangereux», a déclaré John Marburger III, le conseiller scientifique de George W. Bush, dans le Washington Post. Avant d'ajouter: «Les Etats-Unis sont les leaders dans l'action contre les changements climatiques parce qu'ils favorisent les nouvelles technologies [non polluantes].»
13:11 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/10/2005
Quotas de CO2 personnels
D’ici une dizaine d’années, tous les résidents britanniques pourraient se voir doter d’une carte de « crédit personnel de carbone », l’équivalent d’un « permis à points » de droits d’émission de gaz à effet de serre. Rendue publique et examinée depuis quelques mois par l’administration Blair, la radicalité de la proposition fait débat.
Source : http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id...
le principe des « domestic tradable quotas » - quotas domestiques négociables (DTQs) - consiste à attribuer à chaque habitant du Royaume-Uni une quantité identique de droit d’émission de gaz à effet de serre ou d’équivalent carbone. Ce plafond individuel, matérialisé par une carte de paiement, valable un an et fractionnée en unités carbone (chacune égale à 1 kg de gaz carbonique), est ensuite dépensé au quotidien. En fonction des achats et consommations d’énergies contribuant à l’effet de serre : plein de carburant, facture d’électricité ou de gaz, billets d’avion, etc… on retire de la carte un certain nombre de points.
Depuis peu, ce qui n’était au départ qu’une recommandation d’experts est devenu une affaire politique. Après un projet de loi – The Domestic Tradable Quotas Act - déposé en juillet 2004 par le député travailliste Collin Challen, puis un débat à la chambre des communes, l’influente Commission Développement Durable a recommandé à son tour, cet été, à l’exécutif anglais de « onsidérer sérieusement » une mesure de ce type. « Les allocations personnelles de carbone sont une idée intellectuellement très séduisante » a déclaré Elliot Morley, le ministre de l'environnement du gouvernement Blair. Interrogé par la presse britannique, il a confirmé qu’un plan était bien à l'étude, mais à un stade très préliminaire. « La mise en place sera potentiellement très coûteuse, mais cela ne doit pas nous nous empêcher d'en évaluer les bénéfices. (…) Il faudra sans doute 10 ans de débat avant d'arriver à quelque chose. »
De 2003 à 2004, les émissions de gaz à effet de serre ont encore augmenté de 1,5 % en Grande-Bretagne. Un niveau jamais atteint, mais peut-être assez élevé pour rendre un plan DTQs acceptable par les citoyens britanniques.13:00 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/09/2005
Lutte contre les gaz à effets de serre
Voici un petit résumé des actions du gouvernement dans le but de limiter les émissions de GES:
- Après que le version bonus/malus ait été oubliée (plan climat 2005), voici un nouvelle version: une "taxe" sur les cartes grises des véhicules les plus polluants.
Ainsi les véhicules qui émettent plus de 200g de CO2 par km, verront s'appliquer une hausse de 2 euros par gramme , puis une hausse de 4 euros par gramme à partir de 250 g. (par exemple le freelander diesel 205g/km verra la note monter 10 euros, et Volkswagen pour son 4x4 Touareg, rejetant 346 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, aura un surplu de 484 euros).
Le bénéfice de cette taxation supplémentaire sera affecté à l’ADEME, l'agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, pour financer des programmes d’économies d’énergie.
- L' incitation à l'achat d'une voiture "propre" (je n'aime pas ce terme qui nous fait croire qu'une voiture peut être propre, alors que cela est impossible. N'oublions pas que le fabrication de la voiture elle même émet une tonne de CO2 par "tonne de voiture". Acheter une voiture moins polluante c'est un geste, ne pas changer de voiture, c'est peut être mieux, ne pas en avoir besoin, c'est le mieux) est revue à la hausse, avec un crédit d'impôt renforcé à partir de janvier 2006 (2 000 euros au lieu de 1 525 actuellement).
- Un programme de recherche, de 100 millions d’euros, pour un véhicule sobre en carburant d'ici 5 ans, va être lancé.
- Les transports collectifs ne sont pas oubliés, ils bénéficieront de 100 millions d’euros pour le financement d'infrastructures et de 300 millions d’euros de prêts de la Caisse des dépôts.
Par contre, on oublie la limitation de vitesse à 115.
Mais là, à chacun de faire ses choix.
11:10 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
22/07/2005
2005 : une année record ?
Et un bien triste record puisqu'il serait celui des catastrophes naturelles:
En France, un mois de juin caniculaire, s'ajoutant à une sécheresse exceptionnelle, laisse planer la crainte d'incendie. Crainte qui se révèle fondée!malhaureusement.
Au Portugal, la pluie n'a jamais été aussi rare depuis soixante ans.
L'Espagne est dans le même état catastrophique de sécheresse.
Pendant ce temps, des pluies diluviennes s'abattent sur l'Himalaya, provoquant l'exode de milliers de paysans indiens et remplissant de boue les barrages hydro-électriques alimentant Delhi.
En Chine, les inondations ont déjà tué plus de 730 personnes et provoqué l'évacuation de 2,45 millions d'habitants. Tandis que dans le nord du pays la sécheresse est pire que jamais.
Des satellites viennent de repérer des incendies gigantesques à Sumatra, tandis qu'aux Etats-Unis les spécialistes promettent un nombre record de tempêtes tropicales et de cyclones.(le point 07/07/05)
Alors tandis que les assureurs revoient à la hausse leurs tarifs, il faut s'attendre à ce que l'exeptionnel devienne normal, habituel avant peu de temps!
Qu'attendons nous ?
qu'il soit trop tard?
:-(((((
08:45 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/07/2005
La désertification.
Un rapport des Nations unies nous met en garde dans un rapport : La désertification croissante dans le monde représente l’un des plus grands problèmes environnementaux.
Ce rapport s’appuie sur les travaux de 1.300 scientifiques et experts de 95 pays pendant quatre ans.
« La désertification devient un problème global qui nous affecte tous et auquel on accorde trop peu d’attention », a expliqué à l’AFP Zafar Adeel, directeur adjoint de l’institut de l’eau à l’Université des Nations unies et un des auteurs de ce rapport.
Les zones arides ou semi-arides représentent 41 % de la superficie émergée. La moitié des populations les plus pauvres vit dans ces zones.
"Quelque 250 millions de personnes sont déjà directement affectées par la désertification dont une grande partie en Afrique," a précisé M. Adeel.
Le réchauffement du climat va aussi aggraver la désertification aux cours des prochaines décennies en déclenchant plus de sécheresse, plus de vagues de chaleur et d’inondations, ont aussi relevé les auteurs de ce rapport.
11:42 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/07/2005
Le G8...encore.
Le président américain George W. Bush, opposé au protocole de Kyoto signé par tous les autres membres du G8, a admis que l'activité humaine contribuait au réchauffement climatique.
Il était attendu que les huit pays devaient reconnaitre l'impacte des activité humaines sur le réchauffement de la planète. Mais même cela avait peu de chance d'aboutir.
Les déclarations des académies des sciences avaient pour but de ne plus permettre aux pays de se baser sur "l'incertitude scienytifique" pour se soustraire aux efforts de réduction d'émissions de GES.
Pour obtenir un accord des Américains, il semble qu'il faille plus tracer une voie vers un après-Kyoto, qui engloberait des pays en développement tels que l'Inde et la Chine.
A suivre...
09:03 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/07/2005
Le G8
Le Sommet du G8 en 2005 aura lieu à Gleneagles, en Ecosse du 6 au 8 juillet 2005.
Le club des chefs des 7 pays les plus riches (plus la Russie) se réunissent cette année ont deux points clefs de l’ordre du jour : l’allègement de la dette et le changement climatique. La bataille pour avancer dans la lutte contre le réchauffement de la planète s’avère rude, Georges Bush ayant déjà bloqué les avancées minimes proposées par Tony Blair...

source http://www.rac-f.org/rubrique.php3?id_rubrique=237
Contrairement à l'initiative pour éradiquer la pauvreté en Afrique, la lutte contre le réchauffement climatique global risque de pâtir de l'intransigeance de l'administration Bush en la matière lors du sommet. Pourtant, observe le quotidien londonien The Independent, "tous les facteurs qui rendent la vie difficile en Afrique seront encore exacerbés par le réchauffement climatique".
(courrier international).
Bush a clairement fait savoir qu'il ne changerait pas de position à l'égard du Protocole de Kyoto : "Il est bien trop tôt pour réduire " nous rétorque-t-il. L'urgence de l'action ? Il ne connaît pas.
Même une entente entre ces 8 pays sur le plus petit dénominateur commun, à savoir la reconnaissance de l'impact des activités humaines sur le réchauffement de la planète, a peu de chances d'aboutir.
13:50 Publié dans Avons nous encore le temps de sauver notre monde? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note