31/05/2006
Dérèglement climatique: la grande imposture scientifique.
Il y a quelques temps, j'ai écrit une note qui reprenanit quelques extraits d'une "page perso" , dans laquelle le dérèglement climatique était remis en cause! ça fait mal.
Quoique dépitée par ce genre de raisonnement, j'ai osé le considérer comme un cas rare.
Malheureusement, le commentaire déposé par un lecteur laisse entendre que le cas n'est pas si isolé que cela.
La discution étant très "animée", je vous propose de vous relater les échanges qui ont été déclenchés par cette note.
Bien que les commentaires soient assez longs, je vous invite à les lire avec attention puis....à vous faire votre propre opinion. (j'ai volontairement omis les noms des auteurs(modification du 6/6/06: quelques nom cités pour répondre à la demande et pour plus de clareté)).(en italique les reprises des notes précèdantes que les auteurs veulent commenter)
C'est parti:
- commentaire 1, le 24 mai 2006:
personne1"Je n'ai pas réussi à trouver le nom de son auteur, qui signe RR, et est certainement bien plus compétent et intellignet que tous les scientifiques du monde réunis!"
Que TOUS les scientifiques du monde réunis ? Que voilà une affirmation bien péremptoire. Pour rappel, il n'existe aucun consensus scientifique sur l'hypothèse d'un réchauffement climatique global, et encore moins sur son origine humaine. Encore récemment, une soixantaine de scientifiques de renom international ont déclaré trouver absurde le Protocole de Kyoto :
http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2006...
Sans parler de la falsification de l’histoire climatique pour « prouver » le réchauffement global :
http://perso.wanadoo.fr/scmsa/falsification.pdf
Voir aussi « Le cas scientifique contre la Convention sur les changements climatiques » de S. Fred Singer :
http://www.sepp.org/singer_french.pdf
et « Kyoto protocol based on flawed statistics » de Marcel Crok, article qui remporta le Glazen Griffioen 2005 - prix qui récompense le meilleur article de journalisme scientifique aux Pays-Bas - :
http://www.oekologismus.de/wp-content/upload/20051006_Cli...
- commentaire 2, le 24 mai 2006:
LM:"il n'existe aucun consensus scientifique sur l'hypothèse d'un réchauffement climatique global, et encore moins sur son origine humaine."
Pardon?????
"Plusieurs milliers de chercheurs du monde entier ont depuis 1988 confronté leurs résultats et fait converger leurs modèles dans le cadre du Groupement Intergouvernemental d'Etudes sur le Climat (GIEC).
Les résumés pour décideurs de leurs trois rapports successifs ont été approuvés ligne à ligne par tous les Etats, y compris Etats-Unis et pays de l'OPEP.
L'Académie des Sciences américaine en a confirmé en 2002 les résultats et l'administration fédérale a dû en prendre acte*. La controverse sur la réalité du dérèglement climatique en cours que semblent encore porter quelques voix isolées, mais persistantes, semble donc close pour l'essentiel. (Dominique Dron, Présidente [en 2003] de la Mission interministérielle de l'effet de serre.)
le 7 juin 2005, les académies des sciences des pays du G8 (l'Allemagne - Deutsche Akademie der Naturforscher Leopoldina, le Canada - Royal Society of Canada, les États-Unis d'Amérique - National Academy of Sciences, la France - Académie des sciences, l'Italie - Accademia dei Lincei, le Japon - Science Council of Japan, le Royaume-Uni - Royal Society, la Russie - Russian Academy of Sciences) et celles des trois plus gros pays en voie de développement consommateurs de pétrole (la Chine - Chinese Academy of Sciences, l'Inde - Indian National Science Academy, le Brésil - Academia Brasileira de Ciencias) ont signé une déclaration commune à Londres, affirmant que le doute entretenu par certains à l'endroit des changements climatiques ne justifie plus l'inaction et qu'au contraire, il faut "enclencher immédiatement" un plan d'action planétaire pour conjurer cette menace globale.
Pour lire la déclarartion des académies: http://www.vierurale.com/Humeur/Src/Academies.pdf
"Encore récemment, une soixantaine de scientifiques de renom international ont déclaré trouver absurde le Protocole de Kyoto".
Soixante seulement? Et en ce qui concerne le protocole de kyoto, il est question de commerce. Si on peut remettre en cause son efficacité, cela ne remet pas en cause le dérèglement climatique!
- commentaire 3, le 24 mai 2006:
TM:Comme le dit si bien (...), les irréductibles de votre espèce sont de plus en plus rares, aussi sommes-nous toujours pris au dépourvus quand nous avons la surprise d’en croiser 1. Par contre, je sais par expérience qu’il sera totalement inutile d’entamer un débat de fond avec vous.
« il n'existe aucun consensus scientifique sur l'hypothèse d'un réchauffement climatique global ». Vous pensez que le réchauffement climatique est un canular ? Très bien.
D’ailleurs, les habitants des îles coralliennes de Tuvalu (océan Pacifique) doivent être complètement d’accord avec vous, et c’est seulement pour participer à la farce qu’ils ont passé un accord avec la Nouvelle-Zélande pour que celle-ci commence à accueillir leurs premiers réfugiés.
Du coup, on peut se demander pourquoi, sur votre site, vous soutenez l'accord Asie-Pacifique. Mais je suppose que vous n’en êtes pas à une contradiction près ! Seulement, j’ai bien peur que les lecteurs aient du mal à suivre votre démarche intellectuelle...
Je terminerais ma réaction par une dernière remarque : quand 2 personnes me donnent des avis divergents, j’ai tendance à croire celle qui ne tire pas avantage des propositions qu’elle me fait. Du coup, quand on me dit que tout va bien dans le meilleur des mondes et que je dois absolument poursuivre dans la voie qui a amené mes enfants là où ils en sont, je suis pour le moins sceptique.
Je vous envie donc de n'avoir aucune inquiétude sur notre avenir.
- commentaire 3, le 29 mai 2006:
personne1"Plusieurs milliers de chercheurs du monde entier ont depuis 1988 confronté leurs résultats et fait converger leurs modèles dans le cadre du Groupement Intergouvernemental d'Etudes sur le Climat (GIEC)."
Et plusieurs milliers d'autres sont en désaccord sur les études du GIEC. Extraits de revues scientifiques :
"The earth’s climate is constantly changing owing to natural variability in earth processes. Natural climate variability over recent geological time is greater than reasonable estimates of potential human-induced greenhouse gas changes. Because no tool is available to test the supposition of human-induced climate change and the range of natural variability is so great, there is no discernible human influence on global climate at this time." Gerhard LC, Hanson BM, "Ad Hoc Committee on Global Climate Issues: Annual report", AAPG Bulletin n° 84 (avril 2000)
"Today, proponents of catastrophic anthropogenic climate change, again claiming scientific consensus, threaten to create even greater energy market distortions at large social and economic costs. The author traces his conversion to energy contrarian to the general failure of consensus and to his own misjudgments in these critical policy areas." Linden HR, "The evolution of an energy contrarian", Annual Review of Energy and the Environment n° 21 (1996)
"This article examines the status of the scientific uncertainties in predicting and verifying global climate change that hinder aggressive policy making. More and better measurements and statistical techniques are needed to detect and confirm the existence of greenhouse-gas-induced climate change, which currently cannot be distinguished from natural climate variability in the historical record." Fernau ME, Makofske WJ, South DW, "Review and Impacts of Climate-change Uncertainties", Futures n°25 (octobre 1993)
"Here we use atmospheric circulation data from the Northern Hemisphere to show that recent climate change can be interpreted in terms of changes in the frequency of occurrence of natural atmospheric circulation regimes. We conclude that recent Northern Hemisphere warming may be more directly related to the thermal structure of these circulation regimes than to any anthropogenic forcing pattern itself." S. CORTI, F. MOLTENI et T. N. PALMER "Signature of recent climate change in frequencies of natural atmospheric circulation regimes", Nature n° 398, (29 avril 1999)
Par ailleurs, les travaux du GIEC sont basé sur une escroquerie scientifique, à savoir la "crosse de hockey" de Michael Mann. Il est maintenant démontré que Mann et son équipe ont trafiqué les données pour asseoir sa théorie :
http://perso.wanadoo.fr/scmsa/falsification.pdf
On s’extasie sur la capacité du GIEC (IPCC) à obtenir un consensus de centaines de scientifiques sur l’état du climat. Mais certains témoignages internes sur les travaux des experts sont révélateurs de la manière dont le consensus en question est obtenu. John Zillman a ainsi été témoin de pratiques pour le moins douteuses pour un cénacle scientifique. John Zillman dirige le Bureau météorologique du Commonwealth. Il est délégué principal de l'Australie au GIEC et par ailleurs enthousiaste sur les travaux du Groupe. Son témoignage n’en est que plus intéressant, puisque Zillman n’a rien d’un sceptique obtus à la vue obscurcie par les préjugés politiques - ainsi que l’on présente en général les esprits libres refusant de croire aveuglément dans les catéchismes du GIEC et autres prêches médiatiques. Voici comment il décrit l'ambiance des bouclages de rapport :
"Il y a eu une pression anormalement intense pour parvenir à un consensus, alors même que de nombreux participants individuels répugnaient clairement à signer quoi que ce soit dans ce langage du "consensus". Ces pressions sont devenues extrêmes dans les dernières nuits de réunion, quand le temps pour parvenir à un consensus était compté, quand les délégations étaient épuisées et quand les individus en désaccord étaient sujets à une pression considérable de leurs pairs afin d’accepter et d’éviter la honte d’être considérés comme ceux ayant empêché le GIEC de réussir un rapport consensuel. Ces pressions ont conduit à une remise en question croissante sur le bien-fondé du concept de "science par consensus".
Ce genre de description laisse songeur sur la sérénité et l’objectivité présidant aux travaux du GIEC. Un groupe exerçant ainsi de fortes pressions sur ses membres en vue de leur faire accepter le langage de la majorité peut-il sérieusement se revendiquer de la méthode et de l’éthique scientifiques ?
Par ailleurs, trois chercheurs de renom ont préféré démissionner ou s’éloigner du GIEC, dont ils contestent les préjugés et les méthodes. Un exemple parmi d’autres du manque d’objectivité entourant aujourd’hui l’expertise des questions climatiques.
Le 17 janvier 2005, Chris Lansea a fait savoir par une lettre ouverte à la communauté scientifique qu'il renonce à participer aux travaux du futur 4e rapport du GIEC (2007). Ce spécialiste international des cyclones avait participé aux 2e et 3e rapport du GIEC. Or, il a constaté que le futur auteur principal du chapitre concerné (Kevin Trenberth) s'est répandu dans la presse dès 2004 sur le lien probable existant entre le réchauffement du climat et la gravité des cyclones. Outre le devoir de réserve qui s'imposait à Trenberth, il se trouve que cette assertion est contredite par les faits et que la majorité des experts en ce domaine considère comme très improbable un effet significatif de la température sur la fréquence ou l'intensité des cyclones. Chris Landsea en a tiré les conclusions qui s'imposent : "Je ne peux personnellement et en toute bonne foi continuer à contribuer à un processus dont je considère qu'il est motivé par des objectifs préconçus et qu'il est scientifiquement non fondé".
Le cas Landsea n'est pas isolé. Richard Lidzen, titulaire de la chaire Alfred P. Sloan de météorologie au MIT, a démissionné avec fracas après la publication du troisième rapport de GIEC auquel il avait pourtant collaboré. "Le processus engagé par le GIEC relève de la politique et non pas de la science" a notamment déclaré le chercheur. Motif initial de sa colère : la manière dont le GIEC a résumé le chapitre 7 (où il collaborait) consacré aux processus physiques du climat et à leur modélisation - les fameux modèles qui permettent d'anticiper des hausses et d'en alerter les décideurs. Dans son contenu réel, le chapitre montre l'extrême pauvreté des modèles en ce qui concerne (entre autres) la prise en compte de la vapeur d'eau et des nuages. C'est un peu gênant car la vapeur d'eau est, de très loin, le principal gaz à effet de serre de la planète (au moins 60% de l'effet). Or, cet aveu objectif de grande incertitude est devenu dans le résumé pour les décideurs : "Les connaissances relatives à l'évolution du climat et leur incorporation dans les modèles climatiques se sont améliorées, notamment en ce qui concerne la vapeur d'eau, la dynamique des glaces de mer et le transport thermique océanique".
La critique de Lindzen ne s'arrête pas là. "Le problème le plus épineux [dans le rapport du GIEC] est qu'il est présenté comme un consensus impliquant des centaines, peut-être des milliers de scientifiques... mais aucun d'entre eux ne s'est vu demander s'il acceptait quoi que ce soit dans l'ensemble du rapport, hormis deux ou trois pages sur lesquelles il travaillait". Lindzen n'est pas tendre pour l'esprit "moutonnier" qui préside à la fabrication du consensus : "quand des fonctionnaires chargés des relevés météo en Nouvelle-Zélande ou en Tanzanie se voient désignés comme 'des scientifiques du climat de renommée internationale', il n'est pas étonnant qu'ils en viennent à soutenir le processus".
Troisième exemple : John Christy, l'un des rares experts internationaux dans l'interprétation des données satellitaires relatives au climat, responsable de la plus ancienne base de données en ce domaine (Université de l'Alabama, Huntsville). Christy n'a pas démissionné, contrairement à ses collègues, et s'est même dit favorablement impressionné par le sérieux du travail effectué dans son chapitre. Mais ses réserves sont bien réelles. Lui aussi a été irrité par le fameux « Résumé à l'intention des décideurs » - il est vrai le texte le plus important, puisque la totalité du rapport ne sera lu que par les experts eux-mêmes ou les rares passionnés du sujet. "Pourquoi, par exemple, une page entière est-elle consacrée à des graphiques d'évolution des températures de surface montrant un réchauffement considérable, avec une demi-page supplémentaire de commentaires, alors que les changements dans l'ensemble de l'atmosphère, autrement plus important pour la physique des gaz à effet de serre, n'occupe que sept phrase ?" Ce choix n'est évidemment pas neutre et c'est l'un des nombreux "détails" qui font douter de l'objectivité du résumé. Mais Christy connaît bien sûr la réponse à la question, comme le démontrent ses impressions : "Bien que j'ai eu plaisir à travailler avec le GIEC, j'ai trouvé que la plupart des auteurs majeurs approuvaient clairement le Protocole de Kyoto. Plusieurs d'entre eux m'ont clairement dit que le rapport devait apporter toutes les preuves nécessaires pour que les gouvernants adoptent le traité (...) Du sommet à la base de l'organisation du GIEC, il existait un préjugé évident chez une majorité d'auteurs en faveur de certaines politiques spécifiques. S'il l'on avait fait un sondage, je dirais qu'au moins 80% des auteurs principaux soutenaient le protocole de Kyoto. Vu cette situation, il n'est pas très difficile de repérer des sections du rapport qui s'éloignent de l'objectivité scientifique risquant de nuire à la vue selon laquelle les changements climatiques dangereux sont une certitude, tel que le projettent les modèles". (Christy in Michaels 2005).
Trois auteurs du GIEC, trois chercheurs réputés, trois spécialités différentes, un seul et même constat : les travaux du GIEC sont orientés par des préjugés et leur formulation laisse à désirer, surtout en ce qui concerne les résumés destinés aux décideurs et aux relais d'opinion. Conclusion : le « consensus des experts » est une légende. Et fort heureusement pour la science, qui a besoin du dissensus, de la critique et de l’objection pour progresser !
"...l'administration fédérale a dû en prendre acte...
Les sénateurs on rejeté à l'unanimité le Protocole de Kyoto. Autrement percutant, non ?
"La controverse sur la réalité du dérèglement climatique en cours que semblent encore porter quelques voix isolées, mais persistantes, semble donc close pour l'essentiel."
Wishful Thinking. C'est bien pour cette raison que le Canada va abandonner Kyoto.
- commentaire 5, le 29 mai 2006:
personne1"...les irréductibles de votre espèce sont de plus en plus rares..."
C'est bien pourquoi le Canada va abandonner Kyoto, que Blair évoque de manière favorable l'accord Asie-Pacifique.
"...aussi sommes-nous toujours pris au dépourvus quand nous avons la surprise d’en croiser 1"
Évidemment, quand on cherche à s'aveugler volontairement... Sinon, pour trouver d'autres sceptiques :
http://www.co2science.org/
http://virtedit.free.fr/article.html
http://www.climateaudit.org/
http://www.envirotruth.org/
"D’ailleurs, les habitants des îles coralliennes de Tuvalu (océan Pacifique) doivent être complètement d’accord avec vous, et c’est seulement pour participer à la farce qu’ils ont passé un accord avec la Nouvelle-Zélande pour que celle-ci commence à accueillir leurs premiers réfugiés."
Les cas des ces gens ne prouve nullement un réchauffement climatique global. Il prouve encore moins que ce réchauffement climatique, s'il existe, ait une origine humaine.
"...on peut se demander pourquoi, sur votre site, vous soutenez l'accord Asie-Pacifique."
Simplement parce que cet accord est le triomphe de la raison, la conception qu'un environnement de meilleure qualité ne peut s'obtenir qu'en suivant la voie du développement. Plus riches nous serons, plus nous disposerons de moyens pour atteindre nos objectifs. Imposer la pauvreté aux pays riches, comme le veulent les écologistes radicaux, n'aura aucun effet positif, même pas du point de vue environnemental. Telle est la voie que veut suivre désormais le Canada, qui envisage d'abandonner Kyoto et rejoindre l'APPCDC.
"Je terminerais ma réaction par une dernière remarque : quand 2 personnes me donnent des avis divergents, j’ai tendance à croire celle qui ne tire pas avantage des propositions qu’elle me fait."
Réflexion politique, mais pas scientifique. C'est bien là le problème : la controverse climatique est un problème scientifique parasité par des préjugés politiques.
- commentaire 6, le 29 mai 2006:
TM: C’est gentil de venir égailler ce blog :-) !
Mais ne nous leurrons pas, ni vous ni moi ne changerons d’avis, aussi il est clair que nos échanges ne s’adressent qu’aux lecteurs. Je proposerais donc que vous repreniez ce fil sur votre blog pour permettre à un maximum d’Internautes de pouvoir comparer nos arguments.
Comme je l’ai déjà expliqué la première fois, je vais faire bref, car je dois avouer que je suis incapable de comprendre la base de votre raisonnement. Si vous croyez en toute bonne foi que le réchauffement climatique n’existe pas, pourquoi vous tracassez-vous avec tout ceci ? Une telle aberration scientifique devrait pouvoir être tournée en ridicule on ne peut plus rapidement. (comme, par exemple, en expliquant pourquoi le niveau des océans augmente au point de rendre les îles de Tuvalu insalubres, sans que cela soit du à un réchauffement. Peut-être que ce sont les continents qui s’enfoncent ?).
Mais revenons à vos 2 derniers commentaires…
Dans le premier, vous essayez de discréditer le GIEC en soutenant que certains scientifiques ne sont pas d’accord avec lui. Je veux bien le croire, mais je ne vois pas en quoi cela le remet en cause. Si le GIEC a été créé, c’est justement pour pouvoir obtenir une synthèse approuvée par tous. Il va sans dire que cela doit être loin d’être facile, les scientifiques n’étant pas des personnes moins humaines que les autres, mais c’est la meilleure méthode dont nous disposons. Et en dernier recours, ceux qui ne sont pas d’accord peuvent toujours démontrer que les autres se trompent, en nous expliquant comment la température mondiale peut augmenter sans qu’il y ait réchauffement.
Pour ma part, je préfère donc faire confiance au GIEC et croire au réchauffement. (et je ne suis pas le seul, comme le prouve ces quelques liens qui me viennent à l’esprit : les académies des sciences du G8 - http://www.academie-sciences.fr/actualites/textes/G8_fr.pdf, la NASA - http://www.nasa.gov/centers/goddard/news/topstory/2003/10..., le CNRS - http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim, Météo France - http://www.meteofrance.fr/FR/pedagogie/dossiers_thematiqu..., notre gouvernement - http://www.effet-de-serre.gouv.fr/)
Ensuite, vous qui semblez être si fier de faire la différence entre les arguments scientifiques et politiques, cela m’amuse beaucoup que vous nous donniez des exemples politiques (« Les sénateurs [américains] on rejeté à l'unanimité le Protocole de Kyoto », « le Canada va abandonner Kyoto », « Blair évoque de manière favorable l'accord Asie-Pacifique ») pour soutenir vos vues scientifiques.
Pour en finir avec tout ça, je me permettrais de vous faire remarquer que ma réflexion n’est ni politique ni scientifique. Elle est personnelle. Comme votre avis sur l'accord Asie-Pacifique.
- commentaire 7, le 29 mai 2006:
personne1: "Si vous croyez en toute bonne foi que le réchauffement climatique n’existe pas, pourquoi vous tracassez-vous avec tout ceci ?"
Je ne préoccupe pas du réchauffement climatique global, qui est loin d'être prouvé, qui, même s'il était prouvé, n'est pas forcément une mauvaise chose, et qui, même s'il devait s'avérer néfaste, n'est pas d'origine humaine. Ce qui est préoccupant, c'est le Protocole de Kyoto dont le coût économique - s'il deavit être appliquer - risque de ruiner nombre de pays émergents et de causer nombre de problèmes aux pays développés.
"Une telle aberration scientifique devrait pouvoir être tournée en ridicule..."
L'escroquerie scientifique de Mann (sur laquelle se base le GIEC) a été amplement démontrée.
"Peut-être que ce sont les continents qui s’enfoncent ?)."
Figure-toi que des îles peuve,nt effectivement s'enfoncer dans la mer sous l'action des plaques tectoniques.
"...vous essayez de discréditer le GIEC..."
Je ne discrédite personne, le GIEC se discrédite tout seul par sa soutenance de la thèse de Mann qui se révèle une escroquerie scientifique, par son attitude non scientifique qui font que plusieurs des savants qui y participaient ont quitté le navire.
"Si le GIEC a été créé, c’est justement pour pouvoir obtenir une synthèse approuvée par tous."
Justement il est expliqué qu'aucune thèse n'a été accepté par tous, les accords furent acquis sur des points particuliers, à la suite de manoeuvres et de pressions indignes.
"...en nous expliquant comment la température mondiale peut augmenter sans qu’il y ait réchauffement."
Justement, il n'est pas acquis que les températures remontent globalement (simples exemples, la couche de glace à l'intérieur du Groenland ne cesse de s'épaissir, les températures en altitude diminuent, de même qu'en Sibérie, etc.)
"...cela m’amuse beaucoup que vous nous donniez des exemples politiques (« Les sénateurs [américains] on rejeté à l'unanimité le Protocole de Kyoto », « le Canada va abandonner Kyoto », « Blair évoque de manière favorable l'accord Asie-Pacifique ») pour soutenir vos vues scientifiques."
Je n'avancais ces exemples politiques pour contredire d'autres exemples politiques.
- commentaire 8, le 30 mai 2006:
TM: Ce qu’il y a d’amusant avec vous, (...), c’est que vous arrivez à écrire des monstruosités sans que vous vous en rendiez compte. Du coup, à chaque fois que vous intervenez, vous dépréciez vos propos précédents.
Exemple : « Figure-toi que des îles peuve,nt effectivement s'enfoncer dans la mer sous l'action des plaques tectoniques. »
Revenons au contexte. Nous parlions des îles Tuvalu, qui ne sont pas des îles « tectoniques » (comme le Japon), mais des îles coralliennes, et qui n’ont donc aucune raison de s’enfoncer (qui plus est, quand une île « tectonique » bouge, cela ne se fait pas en douceur, et tous les sismologues des environs sont au courant). Si j’ai cité ces îles, c’est parce qu’elles sont le symbole le plus connu de la montée des eaux, mais celle-ci se fait naturellement partout. Et pour expliquer ce phénomène, il faut forcément que l’eau monte (à moins que la lune soit en train de changer de densité ;-) !). Or les océans ne peuvent s’élever mondialement que pour 2 raisons : leurs températures augmentent (et ils se dilatent) ou il y a de plus en plus d’eau (du fait de la fonte des glaciers terrestres). Et je pense que ces 2 points n’ont pas besoin d’être démontrés, simplement constatés...
Second exemple : « Justement, il n'est pas acquis que les températures remontent globalement (simples exemples, la couche de glace à l'intérieur du Groenland ne cesse de s'épaissir, les températures en altitude diminuent, de même qu'en Sibérie, etc.) »
Bien que je sois curieux de connaître les sources de vos exemples (par exemple, selon mes sources, le permafrost fond en Sibérie, ce qui n’est pas facile à comprendre si la température diminue), ils ne démontrent rien. Naturellement, si vous n’avez jamais entendu parler d’une moyenne, les choses vont franchement commencer à se compliquer. Je parle, bien sûr, de la moyenne arithmétique, qui permet un lissage des valeurs en obtenant une valeur globale. Du coup, qu’il fasse plus froid à un endroit ou à un autre n’a plus d’importance puisque l’on sait que globalement, la température augmente...
Évidemment, vous pouvez toujours remettre toutes ces informations en cause, comme vous le faites avec votre soi-disant « escroquerie scientifique de Mann (sur laquelle se base le GIEC) [qui] a été amplement démontrée », mais je vais finir par croire que, non seulement vous n’avez pas l’esprit scientifique, mais qu’en plus vous ne connaissez pas beaucoup le milieu humain (vous ne seriez pas un économiste, par hasard, car cela expliquerait bien des choses ;-) !). Étant données les remises en causes que suscite le phénomène du réchauffement scientifique, s’il était un temps soit peu démontré que tout repose sur une fumisterie, laissez moi vous dire que le monde entier serait au courant rapidement.
Car, comme vous n’arrêtez pas de le dire, les conclusions du GIEC vont nous obliger à changer catégoriquement notre approche du progrès, et c’est ce qui me ramène à ma réflexion personnelle : si des pays nantis comme les nôtres en arrivent à remettre en cause ce qui fait leur puissance, c’est que les données sur lesquelles ils se basent ont été amplement vérifiées et revérifiées.
D’ailleurs, le débat n’est pas récent car c'est en 1966 qu'a eu lieu le premier forage en Antarctique, et c'est dans les années 70 que les premières modélisations informatiques ont commencé. Dans les années 80, de nombreux programmes internationaux sont lancés (WCRP - programme de recherche mondial sur le climat, CLIMAP - étude de climats du passé, PCMDI - comparaison des modèles climatiques, ...). C'est en 1987 que le GIEC voit le jour, et en France, c'est en 92 que le gouvernement crée la Mission Interministérielle de l'Effet de Serre ! Cela fait maintenant déjà quelques années (Rio - 92, Kyoto - 97, Johannesburg - 2002) que les gouvernements du monde entier essayent de prendre des mesures, et il y a donc peu de chance que tout cela repose sur du vide.
Mais je m’égare puisqu’il est clair que vos propos sont plus politiques que scientifiques, comme le prouve votre remarque : « Je ne préoccupe pas du réchauffement climatique global, qui est loin d'être prouvé, qui, même s'il était prouvé, n'est pas forcément une mauvaise chose, et qui, même s'il devait s'avérer néfaste, n'est pas d'origine humaine. Ce qui est préoccupant, c'est le Protocole de Kyoto dont le coût économique - s'il deavit être appliquer - risque de ruiner nombre de pays émergents et de causer nombre de problèmes aux pays développés. »
Je ne reviendrais pas sur votre première phrase qui est, selon moi, le meilleur exemple de la déviance de vos raisonnements, mais je souhaite juste avoir un éclaircissement sur la seconde : en quoi le protocole de Kyoto « risque de ruiner nombre de pays émergents » puisque ceux-ci n’ont aucune contrainte vis à vis de ce protocole ?
Je n’avancerai pas plus avant sur le terrain politique car, comme vous ne l’avez certainement pas remarqué, nous ne parlons jamais de politique sur ce site, si ce n’est, bien sûr, pour répondre à certains visiteurs (d’ailleurs je suis assez choqué par votre assertion « Je n'avancais ces exemples politiques pour contredire d'autres exemples politiques. » et j’aimerai que vous m’expliquiez à quel moment mes propos ont été politiques. Comme pour les publications scientifiques, le blog a l’avantage de pouvoir être relu par toutes et par tous, ce qui ne permet pas les affirmations gratuites).
Je pense donc que, tant que vous ne nous aurez pas démontré que le climat ne se réchauffe pas (ce qui vous obligera à expliquer bien des phénomènes), vos propos ne seront pas crédibles et ne pourront s’apparenter qu’à des affirmations péremptoires reposant sur du vide. Il n’y a donc pas lieux de poursuivre plus avant ces échanges stériles sur ce blog (même si vous faites énormément monter le nombre de nos visiteurs ;-) !) et je ne peux que vous inviter à continuer à les exposer sur le vôtre.
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25/10/2005
Sécheresse en Amazonie.
Le nord du Brésil et l'Amazonie connaissent actuellement une sécheresse exceptionnelle.
Selon les études de la station de surveillance de la forêt amazonienne le fleuve Amazone a baissé de quinze mètres par rapport à son niveau habituel. Du jamais vu depuis 40 ans.
Une explications à ce phénomène est trouvée dans la température élevée de la surface de l'Atlantique:
"La température élevée de l'océan constatée cette année est à l'origine de la formation des cyclones dévastateurs qui remontent en direction des Etats-Unis. Dans le même temps, cela provoque l'installation de hautes pressions sur les régions situées plus au sud. Or, quand les pressions sont hautes, il y a moins de pluie", expliquait le chercheur hier dans les colonnes du magazine britannique Nature.
Source: article de Cécile Fargue sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2053
du 13/10/2005.
5image du site www.lemonde.fr
Ajout du 24 octobre: lien sur l'article du monde:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-701524@51-701620,0.html
libération: http://www.liberation.fr/page.php?Article=329127
et je les mets en dossier pour ne pas les voir disparaitre: l_amazone_en_dramatique_manque_d_eau.doc
les_eaux_de_l_amazone.doc
Ajout du 25 Octobre: Le problème de chiffre est résolu: le niveau de l'Amazone a baissé de 15 m (environ), MAIS , la baisse de niveau en temps normal est de 10 m (environ) pour cette saison.
http://sciences.nouvelobs.com/sci_20051012.OBS1952.html?1218
DONC, j'en conclu, et j'éspère ne pas dire de bétises, que le niveau de l'Amazone montre un déficite de 3 m ( qui pourrait atteindre 6m) par rapport à la normale.
09:10 Publié dans Les changements visibles. | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01/09/2005
Un peu ....d'humour ?
14:30 Publié dans Les changements visibles. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/06/2005
Le changement
"Depuis les années 1970, le changement climatique a accru la fréquence et l'intensité des épisodes de sécheresse", a-t-il remarqué. "Les écosystèmes terrestres et marins sont modifiés, avec des conséquences difficiles à prédire", ajoute-t-il.
En Asie, "la répétition des inondations et sécheresses est déjà visible", a estimé Rajendra Pachauri, président du groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC ou IPCC en anglais) qui travaille sous l'égide de l'ONU.
La fonte de la glace de l'Antarctique est responsable d'au moins 15% de l'élévation de 2 mm du niveau de la mer par an induit par le réchauffement climatique, selon le scientifique britannique Chris Rapley.
Toutefois, l'impact du réchauffement climatique est loin d'être uniforme: une partie de l'Antarctique connait actuellement une baisse de température, selon les experts.
08:30 Publié dans Les changements visibles. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/05/2005
Chaud
Une étude de la revue Science publiée en mai 2001 révèle que les 30 dernières années ont été les plus chaudes du millénaire et que le XXe siècle est celui qui a subi l'augmentation de température la plus rapide.
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21/04/2005
Agriculture
Alors que la croissance démographique se poursuit résolument ( Huit milliards d’individus en 2020 contre 6,3 milliards actuellement.), les capacités des pôles de production agro-alimentaires mondiaux d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie à nourrir l’humanité vont se réduire sous l’effet de sécheresses récurrentes, d’une érosion accrue des sols et de l’impact des phénomènes extrêmes. Des études menées aux Philippines ont ainsi montré que chaque degré de température supplémentaire se traduisait par une baisse de 10% des rendements agricoles.
Ajout de Dominique:
Il s'agit de chaque degré DIURNE. Ce qui est un peu plus grave car :
1 : l'augmentation moyenne prévue et acceptée à ce jour est de 1.4 à 5.8°C.
Si on prends 4°C de hausse sur le globe, cela correspond à 6°C sur les continents
2 : l'effet de serre est plus important la nuit et l'hiver. Pour la période passé (30 ans) 0.6°C corresponde en réalité à 1°C de plus la nuit
3 : Ce n'est plus une prévision mais une réalité. L'asie a pris l'année dernière 1°C diurne de plus et ainsi perdue 10% de sa récolte de riz.
Sachant que le riz est la céréale qui nourrit le plus de monde et que c'est celle qui réclame le plus d'eau, il est facile d'entrevoir le cataclysme qui se prépare.
Ajoutons à cela qu'une augmentation de 2°C provoquerait une hécatombe (dans toutes les espèces animales) estimée entre 21 et 52%.
La dernière extiction d'espèce avait vu la disparition de 97% du vivant pour une variation de température de 4°C. Et ceci ne tient pas compte de l'énorme quantité d'espèces déjà en voie de disparition pour d'autre raisons environnementales.
Si nous agissons immédiatement et d'une manière très importante, l'augmentation pourrait être limité à 1,5 °C.
Conclusion : il y a URGENCE à agir.
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08/03/2005
Les autres preuves du changement.
* Montée régulière du niveau des océans (25 cm de 1900 à 2000)
* Remontée vers le nord, en Europe occidentale, des limites de distribution biologiques (plantes, floraisons, migrations des oiseaux, etc.)
* Fonte de glaciers des Alpes, d'Asie centrale, des Andes, etc.
* Réduction de l'enneigement dans les stations de sports d'hiver
(bruchenvironnement.org)
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03/03/2005
Des catastrophes de moins en moins naturelles
(...)
Ne parlons pas du tsunami du 26 décembre dans l’océan indien. Celui-là n’est en rien lié à l’effet de serre. Mais voilà, 13 ouragans en Amérique du Nord, 10 typhons au Japon... Environ 330 catastrophes naturelles au total ont provoqué pour 120 milliards de dollars de dégâts dans le monde. En fins tacticiens, les assureurs ont commencé à repenser leur politique de couverture des risques : leur participation s’est limité à 46 milliards (dont 5 milliards seulement pour le tsunami...). Mais cela fait quand même deux fois plus que la moyenne des versements sur la période 1987 à 2003.
Un petit calcul intéressant et simpliste : on estime que la production annuelle de CO2 anthropique est de 22 milliards de tonnes. Cela conduit à un montant approximatif de dégâts liés aux catastrophes naturelles de 6 dollars par tonne de CO2 émise. Le calcul est faux car on compte aussi dans les catastrophes naturelles les tremblements de terre ainsi que d’autres maux qui ne sont pas liés au climat. Mais cela permet de fixer un ordre de graandeur...
Alors gratuite la tonne de CO2 émise ? Il faut le demander aux assureurs et aux Etats du tiers-monde qui sont les moins bien assurés et les plus durement touchés pour l’instant...
Extrait de Photeus , 3 mars2005
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27/02/2005
"Shishmaref, le village qui fond"
Article paru dans le journal “Libération” (édition du 19 janvier dernier) sous le titre "Shishmaref, le village qui fond", dont voici quelques extraits :
"Les 600 habitants de ce village de l’Alaska vivent un cauchemar. Chaque année, la mer grignote leurs terres, leurs maisons. Ils seront bientôt les premiers réfugiés du réchauffement de la planète. (...)
Nous sommes le 19 décembre, dans le village inupiak de Shishmaref, posé sur une petite île large de moins de 1 kilomètre et longue de 4,5. Un village isolé, sans eau courante, qu’on ne peut joindre que par un tout petit avion depuis Nome, la ville la plus proche, à 200 kilomètres au Sud. Il est midi, le jour vient de se lever, pour quelques maigres heures. Tony Weyiouanna désigne une vague figée dans la glace, à 100 mètres au large : “Vous voyez ce point sombre. Eh bien, quand j’étais gosse, la plage allait jusque-là”.
La plage : tous les villageois l’évoquent avec nostalgie. Un immense terrain de jeu. On y jouait au base-ball. Ou au "foot esquimau", avec des équipes pouvant aller jusqu’à cinquante personnes. Il y a une cinquantaine d’années, l’avion se posait dessus, c’est dire si elle était large. Elle a complètement disparu, mangée par les vagues. Et celles-ci s’attaquent maintenant au village lui-même.
(...) Pour les quelque 600 personnes qui vivent ici, le changement climatique de la planète n’est pas un concept lointain. C’est leur cauchemar immédiat. À cause de lui, l’hiver et sa banquise sont en retard. Pendant la saison des tempêtes, en octobre-novembre, l’île n’est plus protégée par les glaces. Alors, à chaque coup de vent, la mer creuse un peu plus le permafrost, ce sable gelé sur lequel est bâti Shishmaref.
Et l’île rétrécit. Après y avoir passé des siècles - “4.000 ans”, assurent-ils -, les habitants se préparent à l’abandonner, sans trop savoir encore où ils atterriront. Ils seront les premiers réfugiés du réchauffement de la planète, pas moyen de l’éviter.
Shishmaref, disent les climatologues, est "le canari dans la mine de charbon" : le village dont l’engloutissement alertera le monde.
(...) En juillet 2002, les habitants ont voté le principe du déplacement du village d’ici à 2009. "Il y a eu 166 oui, et seulement 20 non, surtout des anciens", raconte Luci Eningowuk.
Les villageois espèrent pouvoir faire glisser leurs maisons à 20 kilomètres de là, sur un site appelé Tin Creek, sur le continent, à l’intérieur des terres. Ils n’ont pas le choix : "L’océan n’est pas facile à battre. Les scientifiques estiment qu’on en a encore pour neuf ans", constate Eningowuk.
Depuis une trentaine d’années, la température en Alaska a augmenté de plus de 4°C, et la banquise a fondu de près de 10%. Les insectes pullulent et détruisent les forêts.
À l’instar de Shishmaref, une vingtaine de villages sont en grave danger : Barrow, Kivalina, Point Hope... À terme, on estime que 184 des 213 villages esquimaux peuvent disparaître".
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23/02/2005
Le niveau moyen des océans
Le niveau moyen des océans a déjà augmenté de 10 à 20 cm en un siècle et devrait s'élever d'ici 2100 de 9 à 88 cm, du fait de la hausse de température et de la fonte des glaciers et calottes glaciaires, selon le GIEC.
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