23/03/2006
Capturer le CO2.
La capture à la source du CO2 des grands sites de production d'électricité et d'industrie lourde pour le piéger dans le sol de manière à enrayer le réchauffement climatique constitue actuellement une voie de recherche.
Trois voies technologiques sont à l'étude: La technique de la postcombustion, le principe de l'oxycombustion et la technique de précombustion.
Ainsi, dans le cadre du projet européen Castor, la technique de la postcombustion, qui s'intègre aux installations existantes en prélevant le CO2 au niveau de la cheminée des usines, va être expérimentée au Danemark pour tenter de diminuer le coût de capture du CO2.
L'objectif stratégique du projet Castor est de permettre à terme la capture et le stockage géologique de 10 % des émissions européennes de CO2, soit 30 % des émissions des installations industrielles de grande taille (centrales électriques thermiques principalement).
Le pilote industriel de captage du CO2 inauguré sur le site de la centrale d'Esbjerg opérée par Elsam, est la première installation au monde permettant de capter le CO2 sur les fumées d'une centrale thermique au charbon, souligne l'IFP. Il devrait améliorer sensiblement l'efficacité et la rentabilité du processus d'extraction du CO2 dilué dans les fumées industrielles.
Cette unité, d'une capacité de 1 tonne de CO2/heure, fonctionnera pendant plus de deux ans au Danemark sur une partie des fumées de l'usine de manière à acquérir une expérience pratique de la technologie. Pays où l'énergie éolienne est la plus développée, mais dont les émissions de CO2 par habitant sont les plus élevées d'Europe, le Danemark encourage les études menées sur la filière captage-stockage du CO2 puisqu'il ne dispose pas de centrales nucléaires et que ses installations hydroélectriques sont très limitées. La production d'électricité se fait donc essentiellement par le biais des centrales thermiques au charbon qui émettent de très gros volumes de CO2.
Pour Christian Brodhag, Délégué Interministériel au Développement Durable, le captage du CO2 dans chaque centrale électrique n'est plus une utopie. C'est un formidable espoir pour que l'humanité sache faire face au défi vital du changement climatique. Toutefois, il convient par ailleurs de maintenir nos efforts dans les autres domaines : amélioration de l'efficacité énergétique, remplaçant des combustibles fossiles à chaque fois que c'est possible par des énergies non émettrices de gaz à effet de serre. C'est-à-dire avoir une politique énergétique complète et cohérente, a t'il indiqué lors de son discours d'inauguration du pilote industriel.
source http://www.actu-environnement.com/ae/news/1608.php4
11:25 Publié dans Sciences. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02/02/2006
Super riz.
Un riz génétiquement modifié. Voilà ce qu’a produit l’équipe de chercheurs de la Washington State University.
Pour obtenir ce riz, aux rendements de 35 % supérieurs à ceux des meilleures variétés actuelles, des gènes du maïs ont été introduits dans la plante. La photosynthèse en est stimulée et en plus d'accroître l'absorption de CO2 (ce riz génétiquement modifié absorbe environ 30 % de gaz carbonique en plus), ces gènes empêchent l'oxygène de bloquer la production des sucres nécessaires à leur croissance.
Maurice Ku, patron de l'équipe de chercheurs, souligne un avantage supplémentaire de cette nouvelle variété : elle supporte mieux la chaleur et la sécheresse.
12:53 Publié dans Sciences. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/10/2005
CO2 et acidité des océans
Notre mode de vie , nous le savons, est emetteur de gaz à effet de serre. Celui dont on parle le plus est le CO2. La combustion des énergies fossiles entraîne la production de dioxyde de carbone. Moins de la moitié de ces émissions est absorbée par les océans.
Au total, ce sont plus de 25 millions de tonnes de gaz carbonique qui se combinent quotidiennement avec l'eau de mer.
Et voici que l’on nous révèle le revers de la médaille : (travaux menés par une équipe internationale composée notamment de chercheurs de trois laboratoires français publiés dans la revue Nature du 29 septembre 2005).
Une fois "absorbé" par l'eau de mer, l'essentiel du CO2 ne va pas rester sous cette forme.
Une partie du CO2 réagit avec l'eau pour former des ions hydrogénocarbonate HCO3–,
puis des ions carbonate, de formule CO32-.
Vous avez peut être quelques souvenirs d’école pour comprendre cette formule :
CO2 + H2O < == > H2CO3 < == > H+ + HCO3 – < == > 2H+ + CO32-.
(un acide est une forme capable, en solution, de libérer des ions H+ ).
Comme dans tout équilibre chimique, si l’on ajoute un des éléments à gauche, on augmente le déplacement de l’équilibre à droite et donc vous fabriquez des ions acides.
Ce que dit la réaction ci-dessus, c'est donc que la dissolution du CO2 dans l'eau de mer acidifie cette dernière.
Les organismes marins (les coraux, tous les mollusques à coquille (huîtres, moules, bigorneaux, etc), tous les crustacés, une large fraction du phytoplancton...) utilisent le carbonate pour construire une coquille.
Ca++ + CO3-- < == > CaCO3
Ils utilisent des ions calcium dissous dans l'eau de mer et les font réagir avec les ions carbonate pour "produire" du carbonate de calcium (calcaire).
Le pH actuel de l'eau de mer est de l'ordre de 8 (donc l'eau de mer est légèrement basique). Si le CO2 augmente, la proportion d'ions carbonate dans l'eau diminue, et donc la formation du calcaire devient plus difficile.
Ce n’est pas simple , mais ce qu’il faut retenir c’est que si l’eau des océeans continue à s’acidifier,( ce qui laisse peu de doutes) « Le scénario standard prévoit que dans environ 50 ans les eaux de surface les plus froides de l'océan, comme en mer de Weddell au large de l'Antarctique, deviendront corrosives pour une forme de calcaire appelée aragonite. Les ptéropodes, mollusques planctoniques nageant en surface et dont la coquille est en aragonite, seront les premiers exposés. »( http://www.actu-environnement.com/ae/news/1279.php4).
«Les récifs coralliens et les planctons sont les premiers touchés. Mais d'autres organismes pourraient aussi en subir les conséquences.»
La réduction de la production d'espèces planctoniques, nourriture de base de certains poissons ou cétacés, risque en effet de perturber toute la chaîne alimentaire.
(…)Les résultats de cette nouvelle étude indiquent que le réchauffement pourrait avoir de sévères conséquences d'ici 50-100 ans sur les organismes vivant dans les eaux plus froides de la planète.
« Un tel environnement corrosif serait sans précédent depuis probablement plusieurs millions d'années.
Pour compléter ces estimations, des expériences en mer ont révélé que les coquilles des ptéropodes se dissolvaient effectivement quand l'eau de mer atteignait les conditions corrosives prévues pour l'année 2100. »
«Bien sûr, on ne peut pas dire sur la base d'une seule étude que la vie sous-marine va être anéantie, conclut Gian-Kasper Plattner. Mais les résultats de cette recherche démontrent une fois de plus qu'il faut absolument réduire nos émissions de CO2.» (http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=511&...)
10:08 Publié dans Sciences. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/07/2005
Sciences, faire la pluie et le beau temps.
Alors qu'il y a quelques semaines j'apprenais que Moscou envoyait des avions pour empêcher la pluie de tomber, voilà aujourd'hui que le Sénégal envoit des avions pour augmenter la pluviométrie.
Ce programme des pluies provoquées est appelé « Bawaan ».
« Il faut d'abord détecter les bons nuages avant de les ensemencer. L'un des deux vecteurs aériens (avions) permet de traverser les nuages, de les analyser avant de donner les informations à l'autre qui fait les bombardements. Il s'agit de la haute technologie » s'est réjouit le président de la république du Sénégal Me Abdoulaye Wade.
Ce programme a été établi grace à l'assistance technologique et matérielle de Sa Majesté le roi Mohammed VI du Maroc.
L'envoi de techniciens et d'experts Marocains pour l'élaboration du Programme aura tenu toutes ses promesses.
Et voilà, plus d'eau au Sénégal.
Même si ces démarches de sorciers me semblent plus justifiées qu'à Moscou, je me demande quelles peuvent être les conséquences de ces manipulations......
plus de tétails: Africa
09:50 Publié dans Sciences. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/07/2005
Energie renouvellable au Canada.
Jean Charest, avec plusieurs de ses ministres ainsi que le PDG d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, a déclaré qu’il souhaitait faire du Québec un «chef de file mondial» de l’énergie éolienne.
Le gouvernement souhaite construire des éoliennes qui produiraient 2000 MW d’électricité.
Environ 1000 nouvelles éoliennes seront construites, ce qui amènera le Québec , d’ici 2012, a être pourvu de près de 3500 MW d’énergie verte.
Avec ce nouveau projet, le Québec pourrait prétendre produire 7 % de l’énergie éolienne mondiale.
11:54 Publié dans Sciences. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/07/2005
Académie des sciences.
Tout d'abord, je vous propose de jeter un oeil sur le lien suivant pour connaitre ce qu'est une académie des sciences http://www.academie-sciences.fr/presentation/statuts_miss...
Déclarations communes des Académies des sciences pour le Sommet du G8 de juillet 2005 :
Dans la perspective de la réunion qui doit se tenir du 6 au 8 juillet prochain à Gleneagles, en Ecosse, les
Académies des sciences des pays du G8 ont souhaité faire connaître par une déclaration commune la
convergence de leurs points de vue sur deux questions.
La première concerne la réponse globale au changement climatique. Elle est signée par les Académies du
G8 auxquelles se sont jointes celles du Brésil, de la Chine et de l’Inde.
La seconde concerne la Science et la Technologie pour le développement de l’Afrique. Elle est signée par
les Académies du G8 auxquelles s’est joint le Réseau des Académies africaines (Académie africaine,
Cameroun, Ghana, Kenya, Madagascar, Nigeria, Sénégal, Ouganda et Afrique du Sud).
Ces deux textes sont diffusés simultanément dans tous les pays signataires.
Je vous donne le lien sur le document complet des académies des sciences:
http://www.academie-sciences.fr/actualites/textes/G8_fr.pdf
.....et les grands titres du texte lié au réchauffement climatique:
Le changement climatique est une réalité.
Réduire les causes du changement climatique.
Se préparer aux conséquences du changement climatique.
Académies des sciences signatairese Russian Academy of Sciences
Allemagne Deutsche Akademie der Naturforscher Leopoldina
Brésil Academia Brasileira de Ciencias
Canada Royal Society of Canada
Chine Chinese Academy of Sciences
États-Unis d'Amérique National Academy of Sciences
France Académie des sciences
Inde Indian National Science Academy
Italie Accademia dei Lincei
Japon Science Council of Japan
Royaume-Uni Royal Society
Russi
14:10 Publié dans Sciences. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02/05/2005
Des climatologues de la NASA confirment les scénarios de réchauffement global
Des climatologues ont constaté que la Terre absorbe maintenant beaucoup plus de chaleur qu’elle n’en émet; de nouvelles données en provenance des profondeurs océaniques et de satellites géostationnaires valideraient les projections informatiques sur le réchauffement global.
James Hansen, chef de l’étude et éminent climatologue à la NASA, décrit les résultats de cette recherche sur l’échange déséquilibré d’énergie de la planète comme la «fumée qui annonce le feu»: ces résultats devraient enfin dissiper tout doute subsistant sur les prévisions sur les changements climatiques. Un expert européen a qualifié cette recherche d’ajout précieux à la documentation dur le sujet.
Encadrés par la NASA, les chercheurs ont pu mesurer le déséquilibre énergétique de la Terre grâce à des relevés plus précis des océans. Les chercheurs ont en effet pu profiter de quelque 1 800 engins flotteurs équipés de toute la technologie nécessaire; déployés sur les mers de toute la surface du globe depuis l’an 2000, ils font partie d’un effort international de surveillance appelé Argo. Ces petits robots flottants plongent régulièrement jusqu’à 1,6 kilomètres de profondeur pour prendre des relevés de la température et d’autres paramètres.
Les mesures recueillies sont également mieux traitées, grâce à une meilleure capacité des satellites à jauger correctement le niveau de la mer. Celui-ci s'élève tant par la fonte des glaces que par le réchauffement de l’eau et de son expansion subséquente.
Avec ces données en main, les chercheurs ont pu calculer la quantité de chaleur des océans et le déséquilibre énergétique général. Ils ont découvert que pour chaque mètre carré de surface, la planète absorbe près d’un watt (0,85) de plus d’énergie du soleil qu’elle n’en émet en retour vers l’espace.
Nous serions donc face à un déséquilibre aux proportions historiques. Tant d’énergie absorbée réchauffera graduellement l’atmosphère.
Ce chiffre de 0,85 watt correspond d’assez près au déséquilibre énergétique prévu par les chercheurs avec les simulations de changements climatiques de leur super ordinateur, détaille le rapport.
Ces modèles scientifiques tiennent compte des gaz à effet de serre de l’atmosphère, dont le dioxyde de carbone, le méthane et d’autres gaz émanant de toutes sources, des automobiles en passant par les fermes d'élevage de cochons. Les gaz accumulés empêchent la chaleur de s’échapper vers l’espace. Les chercheurs ont remarqué que les émissions de gaz à effet de serre se sont accrues à un rythme correspondant à celui du déséquilibre énergétique détecté.
«Plus de doute possible: les gaz produits par les humains sont la cause dominante du réchauffement observé,» de dire M. Hansen, directeur de l’institut Godard pour l’étude de l’espace de la NASA, au Earth Institute de l’université Columbia. «Ce déséquilibre énergétique est la piste que nous cherchions.»
Quatorze autres spécialistes de la NASA, de l’université Columbia et du Département de l’énergie, ont collaboré à la réalisation de l’étude.
Source observabilis
09:31 Publié dans Sciences. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note